Domus Hospitalis Saint-Marc d'Orléans

Département: Loiret, Arrondissement et Canton: Orléans — 45


Domus Hospitalis Saint-Marc d'Orléans
Domus Hospitalis Saint-Marc d'Orléans

La maison du Temple se trouvait à Saint-Marc, dans la banlieue d'Orléans. Nous n'avons pas trouvé le titre de sa fondation, mais nous savons qu'elle existait en 1171 d'après un acte qui porte cette date, et où figure un frère de l'Ordre, Simon Lecoq, qui s'en déclarait le commandeur, « Simo Gallus tunc sancti Marci Templi magister. » La maison du Temple touchait à l'église de Saint-Marc, dont la cure était sous le patronage et à la collation du commandeur.

Commanderie de l'Hôpital d'Orléans
La maison de l'Hôpital était située dans la ville d'Orléans, rue de Bourgogne, sur la paroisse de Saint-Germain. Le terrain où elle avait été construite provenait, suivant un acte de 1204, d'un nommé Robert Carpentier, et contenait en superficie, XXI teleins en long et en large, près des murs d'Orléans, contre la porte de Saint-Aignan, « juxta portam Saneti Aniani. »

Il y avait une autre maison que les Hospitaliers possédaient encore d'ancienne date à Orléans. Elle était située près de l'église de Saint-Michel, et leur avait été cédée en 1174, par un nommé Gobert, homme lige de l'évêque Manasses. Ce prélat, après avoir donné son approbation à cette cession, voulut ajouter un nouveau témoignage, de sa bienfaisance envers les frères de l'Hôpital, en leur accordant l'église de Saint-Lazare du Martrois, « ecclesiam Sancti Lazari de Martreio. »

Une seconde église leur fut concédée quelques années après, par Philippe-Auguste. Le Roi, par ses lettres datées de Sully, « apud Soliacum », l'an 1199, nous fait connaître qu'il a donné à ses chers frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, l'église de Saint-Sauveur à Orléans, où avait été précédemment la synagogue des Juifs. Les Hospitaliers ne devaient jouir de ce bénéfice qu'après la mort du chantre de cette église, qui en avait l'usufruit pendant sa vie, ou du jour où celui-ci voudrait bien en faire l'abandon aux frères de l'Hôpital.

Après la chute des Templiers et la réunion de leurs biens à ceux des Hospitaliers, ceux-ci transférèrent en 1313 le siège de leur commanderie dans la maison de Saint-Marc. Mais les guerres du XVe siècle, qui avaient été si désastreuses pour le pays, n'avaient pas épargné l'ancienne maison du Temple. Elle avait été presque entièrement détruite; il n'en restait plus qu'un petit logement de vigneron. L'église avait aussi été démolie.

Frère Nicole Lesbahy, prieur de Saint-Jean-en-l'Ile-lez-Corbeil, et aussi commandeur de Saint-Marc d'Orléans, répara en partie ce désastre. Il fit reconstruire l'église, mais il ne rétablit pas la maison du commandeur qui, depuis plusieurs années, était revenu habiter l'ancienne maison de l'Hôpital à Orléans.

Le commandeur avait la haute, moyenne et basse justice dans tout le domaine de la commanderie, « et en son hostel à Orléans, se tient tous les samedis, les plaitz et ressortissent à icelle jurisdicion les habitans de La Gabillière (commune de La Chapelle-Saint-Mesmin) de Pailly, l'ospital de Cruagy (Peut-être Choigy), et ceux des Parteaux, qui sont de la paroisse de Saint-Marc. (Visite de 1495) »

Le domaine de la Commanderie comprenait à Orléans, deux maisons touchant à celle de l'Hôpital; une troisième, rue du Batoir-Vert; une quatrième, rue de Bourgogne, appelée maison des Carneaux; une cinquième, derrière l'Hôtel-de-Ville, nommée la Pucelle; une sixième, rue du Boeuf, et une septième, rue de Bourgogne, qu'on appelait la maison du Mortier-d'Argent.

Il comptait une vingtaine d'arpents de vigne à Saint-Marc, au clos de La Borde, au clos du Bignon, au clos Saint-Euverte, au clos Gontier, etc., et des terres ou des prairies à Saint-Marceau, à Saint-Martin-sur-Loire, à Olivet et autres lieux circonvoisins.

Le revenu de ce domaine, avec les cures et les droits seigneuriaux que le commandeur percevait chaque année, s'élevait, en 1757, à 1.700 livres; en 1783, à 3.000 livres.

Les membres de la commanderie de Saint-Marc se distinguaient plutôt par leur nombre que par leur importance. Aux XIVe et XVe siècles, on supprima dans l'Orléanais et dans le Blesois, une foule de petites commanderies qui avaient été ruinées par les guerres: c'étaient le Temple de Bou, l'Hôpital de Saran, le Temple de Bucy-le-Roi ou d'Artenay, le Temple d'Acquebouille, l'Hôpital de Bonneville, le Temple de Beaugency, l'Hôpital de Rougeou, le Temple de Saugirard, le Temple de Millancey ou de Villeloup, l'Hôpital de Villeneuve-sur-Beuvron, l'Hôpital de Viverot et le Temple de Chambeugle.

Toutes ces maisons furent réunies à la commanderie de Saint-Marc, dont elles devinrent des membres qui, joints à ceux que la commanderie possédait déjà, en portèrent le nombre à une trentaine.

 

Domus Hospitalis Gabellière

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Ingré — 45


Domus Hospitalis Gabellière
Domus Hospitalis Gabellière

Le fief du Temple, La Gabellière était situé dans la paroisse de la Chapelle-Saint-Mesnin, sur le chemin conduisant de la Maison-Rouge à La Gabellière. On voit dans un état de visite de 1456, que ce fief consistait en une maison, avec grange, colombier, trois « moyes » de terre, valant 18 arpents, et un clos de vigne de trois arpents. Le revenu de ce petit domaine seigneurial, y compris les censives du lieu, était alors de 12 livres tournois.

Les Templiers d'Orléans permettaient, en 1274, à Herbert de La Gabellière, d'extraire des pierres des carrières de leur fief, à la condition qu'il leur paierait une rente de neuf muids de grains, moitié froment, moitié avoine, et 40 sols par an.

La maison de La Gabellière n'existait plus au XVIe siècle, et les terres et vignes avaient été réunies au domaine de Saint-Marc.

 

Domus Hospitalis Oiselière

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Saint-Jean-le-Blanc, Commune: Saint-Cyr-en-Val — 45


Domus Hospitalis Oisillière
Domus Hospitalis Oiselière

L'Oiselière ou l'Oisitière était un petit domaine composé d'une métairie et de douze arpents de terre, situé à Saint-Cyr-en-Val, sur le chemin conduisant à Marcilly. Il rapportait en 1536, quatre livres tournois par an. Les bâtiments furent incendiés en 1653, par la faute du fermier qui, bien qu'il ait été condamné par jugement à les rétablir, ne put jamais les reconstruire. Les terres réunies au domaine de la commanderie rapportaient, en 1783, 300 livres.

 

Domus Hospitalis Bou

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Chécy — 45


Domus Hospitalis Bou
Domus Hospitalis Bou

C'était un Hôpital que les Templiers avaient à Bou, et qu'ils avaient fondé vers le milieu du XIIe siècle. Des lettres de Manasses, évêque d'Orléans, de l'an 1154, portent qu'à la prière des chevaliers du Temple, Archembaud Gobib et son frère, leur ont donné une maison à Bou, « apud villam que vocatur But », pour servir de refuge aux pauvres infirmes que les Templiers devaient secourir.
Il est probable que cet établissement n'eut pas une longue existence, car il n'en est plus question au XIVe siècle.

 

Domus Hospitalis Saran

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Ingré — 45


Domus Hospitalis Saran
Domus Hospitalis Saran

Les Hospitaliers avaient dans la paroisse de Saran, en un lieu nommé Choigy, une maison qu'on nommait l'Hopitau. Elle était située au nord du chemin de la Guerrière, allant à la route de Paris, le long du sentier de la rue de la Bichardière, conduisant au Chêne-Maillard. C'était un petit domaine contenant quarante arpents de terre, qui leur avait été donné par un chanoine d'Orléans, du nom d'Algon. Nous avons des lettres de l'évêque Manasses de l'année 1174, confirmant cette donation, laquelle comprenait la maison du donateur, une chapelle, un bois et des terres arables, avec trois arpents de vigne au-delà de la Loire, et quatre arpents de pré à Marolles.

Hugues, seigneur de Saran, donna aux mêmes Hospitaliers, par des lettres expédiées sous le sceau de l'official d'Orléans, au mois de décembre 1232, toute la dîme qui lui appartenait sur la terre de la maison de l'Hôpital à Choigy, dans la paroisse de Saran, « apud Chogiacum in parochia de Sarran. »

En 1456, par suite des guerres et de la mortalité qui avaient régné dans le pays, le revenu de l'Hopitau n'était que de douze livres. La maison ayant été incendiée au commencement du XVIe siècle, l'Ordre jugea à propos d'en arrenter le domaine au canon de vingt livres et deux chapons par an, et à la charge par le preneur de reconstruire la maison. Cette dernière condition n'ayant pas été remplie, l'arrentement fut annulé, et le commandeur de Saint-Marc rentra en possession de l'Hopitau qui était affermé, en 1783, 700 livres.

 

Domus Hospitalis Bucy-le-Roi

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Artenay — 45


Domus Hospitalis Bucy-le-Roi
Domus Hospitalis Bucy-le-Roi

Le Temple de Bucy a été aussi appelé le Temple d'Artenay, parce qu'il était autrefois de cette paroisse. C'est une maison qui fut fondée au commencement du XIIIe siècle. Des lettres du mois de janvier 1235, de l'archidiacre d'Orléans, nous font connaître que Guillaume de Bernode, chevalier, sa femme et sa mère ont amorti le fief qu'ils avaient dans cent arpents de terre à Bucy, « apud Buciacum », légués à la maison de la chevalerie du Temple d'Orléans, par feu Roger d'Herblay, « de Arrebleio. » Au mois de février de la même année, pareil amortissement fut accordé par Guillaume Moinehart ou Meynard, chevalier, pour le même domaine concédé aux Templiers, et quatre arpents de bois situés à « Hérici », comme dépendant du fief de Moinehart.

Le Temple de Bucy avait été détruit au XIVe siècle, car nous voyons Pierre du Poule, commandeur de Saint-Marc d'Orléans, accorder un bail de 50 ans à Philippe des Chastelliers, écuyer, « d'une place où souloit avoir un hostel, appelé le Temple de Bucy-Leroy, avec toutes les terres y appartenant, sis en la paroisse d'Arthenay en Beauce, » moyennant une redevance annuelle de deux muids de grain, et à la charge de rebâtir la maison comme elle était avant les guerres.

Cette maison fut plusieurs fois brûlée. L'Ordre jugea à propos au XVIIe siècle, de ne plus, la reconstruire. Les terres furent réunies au domaine de la commanderie; elles étaient au nombre de 120 mines, et affermées en 1757, 136 livres tournois.

 

Domus Hospitalis Chaumont

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Artenay, Commune: Ruan — 45


Domus Hospitalis Chaumont
Domus Hospitalis Chaumont

Sur la carte de Cassini: Beaumont, sur Ign: Chaumont
Le domaine de Chaumont, ancienne dépendance du Temple de Bucy. C'était un petit domaine situé dans la paroisse de Trinay sur le chemin allant à Artenay, tout près du hameau Le Coudray. Le plus ancien titre qui en fasse mention, est un acte du 12 février 1460, par lequel Jean d'Alzy, commandeur de Saint-Marc d'Orléans, accorde à bail emphytéotique, à un nommé Jean Carré et à son fils, « une mesterie en ruyne et friche, appelée Chaumont, assise en la paroisse de Trinay, avec quatorze muis de terre labourable en trois pièces, au chemin de Maisières et à celui de Genneville, moyennant une rente de 48 sols parisis, mais à la charge de reconstruire en dedans douze ans, la maison et les bâtimens d'exploitation. »

La ferme ayant été brûlée vers le milieu du XVIIe siècle, les terres furent réunies au domaine de la commanderie.

 

Hôpital d'Acquebouille

Département: Loiret, Arrondissement: Pithiviers, Canton: Outarville, Commune: Outarville — 45


Hôpital d'Acquebouille
Hôpital d'Acquebouille

Ancienne maison du Temple d'Acquebouille (commune de Outarville), dont l'existence est constatée vers le milieu du XIIe siècle. Elle était située dans la paroisse de Faronville, sur la route de Paris, aboutissant à la Voie neuve.

Des lettres de Manasses, évêque d'Orléans, de l'année 1171, nous apprennent que Gaudefroy Fouquier, grand-maître des maisons du Temple, en deçà de la mer Méditerranéenne, concéda, après avoir pris l'avis de ses frères, au seigneur Carduc, clerc du Roi et archidiacre de Sainte-Croix, la maison du Temple à Acquebouille, « apud Equeboiles », avec les terres en dépendant, pour en jouir pendant sa vie, moyennant une rente annuelle de trente sols parisis. Il était dit qu'à la mort du seigneur Carduc, les Templiers rentreraient en possession de cette maison, et profiteraient de toutes les améliorations et augmentations qui y auraient été faites.

En 1475, le commandeur de Saint-Marc, Nicole Lesbahy, arrenta la maison d'Acquebouille avec les quinze muids de terre qui en dépendaient, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de treize francs un sol quatre deniers parisis, valant sept livres tournois. Cette rente se payait encore chaque année, à la fin du siècle dernier.

 

Domus Hospitalis Bonneville, Rosière et Coulmiers

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire, Commune: Coulmiers — 45


Domus Hospitalis Bonneville
Domus Hospitalis Bonneville

Le hameau de Bonneville dans la commune de Coulmiers, doit son origine à une maison de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, qui fut fondée là vers le milieu du XIIe siècle. Des lettres de Manasses, évêque d'Orléans, de l'année 1160, portent qu'avec son consentement et celui du Chapitre de Sainte-Croix, Bouchard de Meung, « Buccardus de Mauduno », homme lige de l'évêque, a donné aux pauvres de l'Hôpital de Jérusalem la terre de Coulmiers, de RozièresBonneville, Rosière et Coulmiers
Bonneville, Rosière et Coulmiers
(près de Coulmiers) et de MonpipeauDomus Hospitalis Montpipeau
Domus Hospitalis Montpipeau
(commune de Huisseau-sur-Mauves), « terram videlicet de Colomeriis et de Roseriis et de Monte Pipeto », à l'exception toutefois de son bois, où les donataires toutefois auraient le droit d'usage. Par cette donation, les Hospitaliers devaient avoir soixante arpents de terre, sur lesquels ils bâtiraient leur maison et celles de leurs hôtes; et si ce terrain ne suffisait pas, à cause du trop grand nombre de ces derniers, il leur serait accordé d'autres terres en supplément.

Bouchard déclarait abandonner toute la justice et les coutumes du lieu, aussitôt que le village serait formé. Il se réservait le droit d'y construire une maison pour lui et quatre autres pour ses gens, à la charge de payer aux Hospitaliers un cens annuel de six deniers par chaque maison. Il se réservait encore en dehors du village, quatre charrues de terre arable, exemptes de toutes charges; et il en concédait une cinquième à l'Hôpital.

Les droits de four banal et de moulin, ceux de pêche et de dîmes devaient être partagés entre Bouchard et les donataires par moitié entre eux.

Les bois pour les constructions des Hospitaliers comme pour leur chauffage, étaient fournis par Bouchard.

Tel est en résumé l'acte de fondation de cette maison qui est nommée maison de l'Hôpital de Bonneville, près Monpipeau, « domus Hospitalis de Bona villa juxta Montera Pipetum », dans une charte de 1202, d'Hugues, évêque d'Orléans, au sujet d'une rente quêtable qu'un nommé Guillaume Prunelle prétendait alors exiger des hommes de l'Hôpital, et à laquelle il finit par renoncer.

Au commencement du XIVe siècle, un débat assez grave s'éleva entre les frères de l'Hôpital de Bonneville et le seigneur de Monpipeau, Godefroy Payen, chevalier, sur la haute justice de Bonneville que ce dernier disait lui appartenir. Les Hospitaliers s'opposèrent longtemps à cette prétention. Enfin, une transaction s'en suivit, et moyennant une rente annuelle de 17 livres parisis, le seigneur de Monpipeau renonça à tous ses droits.

Le commandeur de Saint-Marc était, au XVe siècle, seigneur temporel et spirituel de Bonneville, et avait la collation de la cure.

Il dépendait de la maison de l'Hôpital, 30 arpents de terre en labour, deux petits bois et un étang, c'est ce qui restait de l'ancien domaine, dont l'importance devait être, dès l'origine, beaucoup plus considérable.

Le revenu de Bonneville qui était, en 1456, de six livres tournois; en 1520, de 47 livres, s'élevait en 1757, à 140 livres; et en 1783, à 200 livres.

 

Biens de Temple à Beaugency

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency — 45


Biens de Temple à Beaugency
Biens de Temple à Beaugency

Le titre le plus ancien où il est question de la maison du Temple de Beaugency, est une charte de Simon, seigneur de Beaugency, relative à un droit de botage et de tabernage que celui-ci voulait exercer sur ceux qui demeuraient dans la maison des frères du Temple, et sur une vigne qu'ils avaient à l'Orme de Saint-Pierre.

Les Templiers tenaient de la bienfaisance des seigneurs de Beaugency le droit de prendre chaque année dans les prés de Chaumont, deux charretées de foin, à six boeufs; sur le moulin de « Choliau », vingt mines de froment, et cinq sols sur le péage de la Loire. Le seigneur Simon racheta, en 1233, ces diverses rentes, en leur donnant en échange 55 sols parisis tous les ans sur le festage de Beaugency.

 

Domus Hospitalis Beaugency

Il paraîtrait que les Hospitaliers avaient aussi une maison à Beaugency au commencement du XIIIe siècle. C'est au moins ce qui résulte d'une charte de frère Gervais du Plessis, commandeur de la maison du Temple de Saint-Marc d'Orléans, « magister domus Templi de Sancto Marcho Aurelianensi », de l'année 1207, par laquelle il quittait et déchargeait les frères de l'Hôpital de Jérusalem, d'une rente de cinq sols qu'ils lui devaient annuellement pour un étal dans le vieux bourg, « in veteri burgo », et d'un cens de huit deniers sur leur maison de Beaugency, « de domo eorum de Beaugentiaco. » Le commandeur du Temple reçut en échange un quartier et demi de vigne à Chessy, « Chaiciaco. »

Le Temple de Beaugency, remis aux mains des Hospitaliers, fut aliéné par eux au XVe siècle. Nicole Lesbahy, commandeur de Saint-Marc, voulant éviter les frais de le rebâtir, dans l'état de ruine où il était par suite des guerres qui avaient eu lieu, le concéda à une femme veuve, du nom de Jeanne Marchoin, moyennant une rente perpétuelle de six livres tournois, par un acte du mois d'août 1472, où il est dit que la maison du Temple avec ses dépendances, était située à Beaugency, dans la paroisse Saint-Firmin, rue Pavée, aussi appelée rue des Guerres, près des murs de la ville.

 

Domus Hospitalis La Villette

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency, Commune: Cravant — 45


Domus Hospitalis La Villette
Domus Hospitalis La Villette

Le Temple de La Villette était un petit domaine seigneurial situé dans la paroisse de Cravant, à mi-chemin de Lorges et Cravant, et dépendant de la maison du Temple de Beaugency. Il se composait d'une ferme et de cinquante arpents de terre.

Raoul, seigneur de Beaugency, avait amorti, par ses lettres du mois de mai 1256, les terres que les Templiers possédaient à La Villette, « apud Villetam », et qui relevaient de son fief, sous la condition qu'ils célébreraient après sa mort son anniversaire et celui de sa femme, chaque année, le lendemain de la fête de l'Assomption.

La ferme de La Villette ayant été détruite par le feu à la fin du XVIIe siècle, les terres furent réunies au domaine du Mont-de-Cravant dont nous allons parler.

 

Hôpital du Mont-de-Cravant ou Poisly

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency — 45


Hôpital du Mont-de-Cravant ou Proilly
Hôpital du Mont-de-Cravant ou Poisly

Le Temple de Mont-de-Cravant ou de Proilly, autre dépendance du Temple de Beaugency, qu'on désignait par la « Ferme du Mont », et aussi par le nom de « Temple de Proilly », plus rapprochée de ce dernier village que de celui de Cravant. Ce domaine était situé sur le chemin de Beaugency à Villermain, et les Templiers en prirent possession à la fin du XIIe siècle. Nous avons trouvé des lettres de H., évêque d'Orléans, de l'année 1199, portant qu'un seigneur du nom d'Henri de La Porte, a donné à Dieu et aux frères de la chevalerie du Temple, avec le consentement de son fils Robert, sa terre située au Mont-de-Cravant, « apud Montem Crouan. » Comme cette terre était dans le fief d'Hubert de Villorceau, celui-ci en consentit l'amortissement en faveur des Templiers.

Le Mont-de-Cravant, avec les terres de La Villette dont il est parlé ci-dessus, comprenait environ 150 arpents de terre qui rapportaient, en 1757, 444 livres, et en 1783, 723 livres.

 

Domus Hospitalis La Feularde

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency — 45


Domus Hospitalis La Feularde

Domus Hospitalis La Feularde

Terre seigneuriale du Temple de La Feularde à une lieue de Beaugency, dépendant de la paroisse de Tavers. Elle se composait d'une ferme et de 152 arpents de terre en une seule pièce, au couchant du chemin de Beaugency à Séris.

Le domaine avec les droits seigneuriaux rapportait, en 1757, 350 livres, et en 1783, 530 livres.

 

Domus Hospitalis Meung-sur-Loire

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire — 45


Domus Hospitalis Meung-sur-Loire
Domus Hospitalis Meung-sur-Loire

La commanderie de Saint-Marc possédait à Meung deux maisons: l'une nommée la Croix-Blanche, dans la rue de ce nom ; et l'autre située devant l'église de Saint-Pierre, faubourg de Meung. Cette dernière avait été vendue par le doyen et le Chapitre de la dite église de Meung-sur-Loire, « ecclesie Magduni super Ligerim », à Guy de Basinville, maître du Temple dans les possessions cismaritimes, pour le prix de 140 livres parisis, ainsi que le constate la charte d'acquisition faite à Meung en 1254, dans l'octave de la fête de saint Liphart, au mois de juin, et confirmée par Robert, évêque d'Orléans, le 9 décembre de la même année.

Ces deux maisons, qui étaient louées en 1456, l'une 40 sols tournois, et l'autre 36, rapportaient ensemble, en 1757, 200 livres, et en 1783, 360 livres.

 

Domus Hospitalis La Bovrie (La Bourie)

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire — 45


Domus Hospitalis La Bourie
Domus Hospitalis La Bourie

Le Temple de La Bovrie (Bouvrie), était le nom donné à une ferme située dans la dite paroisse de Saint-Pierre de Meung, qui comprenait plus de 230 arpents de terre, traversés par le chemin de Meung à Cravant, et par celui de Beaumont à la Croix du Trousset, bornés au levant par le chemin de Beaugency au Bardon ; au midi, par celui de Vendôme à Orléans.

Cette ferme dépendait de la maison du Temple de Meung, et était affermée en 1757, 256 livres; et en 1783, 800 livres.

 

Domus Hospitalis Villiers-le-Temple

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire, Commune: Epieds-en-Beauce — 45


Domus Hospitalis Villiers-le-Temple
Domus Hospitalis Villiers-le-Temple

L'établissement que les Templiers avaient là, était une ferme nommée la ferme de Villiers-le-Temple; elle était située sur le chemin d'Epieds à Favelles, en partant de Epieds-en-Beauce direction de Favelles, on passe à Villiers-le-Temple, puis à Villiers-le-Gast, et se composait d'environ 300 arpents de terre, affermés en 1508, 36 mines de grains, 1/2 blé, 1/2 avoine; et en 1783, 4.000 livres parisis.

 

Domus Hospitalis Rougeou

Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Romorantin-Lanthenay, Canton: Selles-sur-Cher — 41


Domus Hospitalis Rougeou
Domus Hospitalis Rougeou

Nous lisons dans le procès-verbal de visite de la commanderie de Saint-Marc d'Orléans, de l'année 1495: « Au pays de Soullongne (Sologne), y a troys membres de ladite commanderie, » c'est assavoir Rouger (Rougeou), Chaugizart (Saugirard), et Villelou (Villeloup). Audit lieu de Rouger, y a haulte justice, basse et moyenne, baillif, prevost et sergent, ou a esglize parochialle servie par séculier, et y a bien environ XI feuz. Audit lieu y a maison, grange, stables, et toutes choses nécessaires pour le fermier. »

Il nous reste peu de titres sur cette ancienne maison de l'Hôpital. Le plus ancien est une charte de Gauthier de Châtillon, seigneur de Saint-Aignan, en Berri, du mois de juillet 1247, par laquelle ce personnage donna aux frères de la maison de « l'Ospital de Rouguel et à leurs hommes le pasturage et l'effoucherer, au bois Bufaut (Le Bois-BifautDomus Hospitalis Bois-Bifaut
Domus Hospitalis Bois-Bifaut
au nord de Rougeou, carte de Cassini) et en sa terre de Chemardois », à la charge de lui rendre chaque année un muid d'avoine à prendre le jour de saint Rémi, en la grange des Hospitaliers à Rougeou.

Quelques années plus tard, un autre seigneur, Gauthier de Billy, « de Billiaco », abandonna en pure aumône aux frères de l'Hôpital de Rougeou, « fratribus Hospitalis de Rubeolo », du diocèse d'Orléans, son marais situé près de Rougeou, « mascardum situm juxta Rubeolum », appelé le marais « Aumans. » Dans les lettres de donation qui sont datées du mois de juin 1250, le seigneur de Billy leur permit, en outre, de faire pâturer leurs bestiaux dans toute l'étendue de sa terre.

Une donation plus importante, est celle provenant de Hervé de Varennes, et reçue sous le sceau du prévôt de Berri, au mois de septembre 1291. Par cet acte, Hervé déclara se donner avec tous ses biens à la maison de l'Hôpital de Rougeo, abandonnant tout ce qu'il possédait en justice, terres et seigneurie au dit lieu, avec les censives que lui devait l'Hôpital, et tous les bois et landes de TouchebraultDomus Hospitalis Touchebrault
Domus Hospitalis Touchebrault
(Touchebroc, Cassini), « Tuscaberaudi (commune de Soings), qui se départ de la voie par où on va de Rouger à Contres, jusques au boys de Frenne, au comté d'Auxerre, envers Souain et doudit boys en allant vers Souain, jusqu'au bois du seigneur de Villencras, en alant toujours vers Souain, jusqu'à la fin des boys à'Eschaudeau. »

Le commandeur de Saint-Marc était seigneur temporel et spirituel de Rougeou. Il avait la collation de la cure avec toutes les dîmes de la paroisse.

Le revenu de la terre et seigneurie de Rougeou était de 100 livres tournois en 1757. Il était encore de la même somme en 1783.

 

Domus Hospitalis Saugirard

Département: Loir-et-Cher, Arrondissement et Canton: Romorantin-Lanthenay, Commune: Pruniers-en-Sologne — 41


Domus Hospitalis Saugirard
Domus Hospitalis Saugirard

La terre et seigneurie de Saugirard (commune de Pruniers) était possédée en commun au XIIe siècle, par les Templiers et le seigneur Etienne Bochard de Selles. Mais celui-ci, au moment où il venait d'embrasser la religion du Temple et de s'enrôler sous sa bannière, fit abandon aux Templiers de tout ce qu'il pouvait avoir à Saugirard, « apud Saltum Girardi », par ses lettres datées de l'année 1177.

Les Templiers possédaient la dime de Saugirard, dont une partie leur avait été cédée par Odomet le Roux, moyennant 10 livres tournois, quatre vaches, un porc et un coq, ainsi qu'il résulte des lettres de l'abbé de Selles, de l'année 1220.

Le domaine de Saugirard se composait en 1456, alors qu'il était en la possession des Hospitaliers, d'une maison sur les bords de la rivière de Sauldre, avec une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste; de deux moulins à blé sur la dite rivière, d'un pressoir, d'un clos de vigne de 60 hommées, faisant cinq arpents; de 10 journaux de pré, de 51 stérées ou 51 arpents de terre arable, et de 12 stérées de pâturage, avec divers droits de justice et de seigneurie; le tout d'un revenu, en 1757, de 200 livres tournois, réduit à 145 livres en 1783.

 

Domus Hospitalis Villeloup

Département: Loir-et-Cher, Arrondissement et Canton: Romorantin-Lanthenay, Commune: Millancay — 41


Domus Hospitalis Villeloup
Domus Hospitalis Villeloup

La maison du Temple de Villeloup était située dans la paroisse de Millancay. Elle existait en 1220, car le Templier qui en était alors commandeur, figure dans l'acte d'achat d'une partie de la dîme de Saugirard, dont nous avons parlé plus haut. Il est à remarquer qu'alors cette maison ne portait pas le nom de maison de Villeloup, mais bien celui de Maison de Millancey, « domus de Milieuciaco », du nom de la paroisse où elle était située.

Le domaine de Villeloup comprenait une maison, une chapelle dédiée à saint Marc, et 200 arpents de terre en une masse, aboutissant vers nord à l'étang de Mordeset.

La commanderie avait toute justice et seigneurie à Villeloup, avec une partie des dîmes de Millancey.

Le revenu de Villeloup était, en 1757, de 275 livres; et en 1783, de 406 livres.

 

Domus Hospitalis Villeneuve-sur-Beuvron

Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Romorantin-Lanthenay, Canton: Neung-sur-Beuvron, Commune: Montrieux-en-Sologne — 41


Domus Hospitalis Villeneuve-sur-Beuvron
Domus Hospitalis Villeneuve-sur-Beuvron

Cette commune n'existe plus, reste le château de Villeneuve
La maison de l'Hôpital de Villeneuve était fort ancienne. Elle est mentionnée dans la donation faite à l'Ordre, en 1174, de l'église du Martrois dont nous avons parlé, et où figure comme témoin un nommé Guano, prévôt des frères de l'Hôpital de Villeneuve, « prepositus fratrum Hospitalis de Villa nova. »

Le domaine de l'Hôpital consistait, au XIIIe siècle, en une maison, four à ban, halles, pressoir, terres, et en deux moulins sur la rivière de Beuvron, appelés l'un le moulin de la FosseDomus Hospitalis Fosse
Domus Hospitalis Fosse
et l'autre, le moulin de Vilvaudran.

Le quart du moulin de VilvaudranDomus Hospitalis Vilvaudran
Domus Hospitalis Vilvaudran
, « de villa Vaudrain », avec la mouture des hommes de Villeneuve et trois masures situées devant la maison de l'Hôpital, fut concédé en 1212 à un chevalier, du nom de Robert Bechigrain, moyennant la redevance annuelle de huit setiers d'orge, un setier d'avoine et huit sols monnaie de Chartres.

Des lettres de Godefroy, archidiacre de Sologne, du mois de septembre 1257, contiennent l'abandon fait aux frères de l'Hôpital de Jérusalem, par Eudes de l'Ile-Marin, « de Insula Marini », d'une partie des censives de Villeneuve-sur-Beuvron, « Ville nove super Buvrum », et des terrages dans la terre de l'Hôpital autour de Villeneuve.

La terre et seigneurie de Villeneuve, moins la maison qui n'existait plus, fut donnée à bail emphytéotique en 1508, au canon annuel de 6 livres 9 sols.

Un dénombrement de cette terre en 1577, porte qu'elle consistait en une maison près de la rivière, « laquelle est faite en barbequiens, soubz l'un desquelz y a eust d'ancienneté un estail de boucher a vendre char, joignant d'un long sur le grant chemyn tendant dudit Villeneufve à Vernon; et d'un bout au cimetière dudit Viileneufve. »

Cette maison servait de halle. Elle fut démolie au XVIIe siècle, parce qu'elle tombait en ruines. Il ne resta plus que les terres au nombre de 50 boisselées, un jardin et cinq journées de vigne à La Brizerie. Leur revenu, avec les droits seigneuriaux, était de 60 livres en 1757, et de 110 livres en 1783.

 

Domus Hospitalis Saint-Cyr-Semblecy

Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Romorantin-Lanthenay, Canton: Neung-sur-Beuvron, Commune: Ferté-Saint-Cyr — 41


Domus Hospitalis Saint-Cyr-Semblecy
Domus Hospitalis Saint-Cyr-Semblecy

Il y avait là une maison du Temple, qu'on a diversement nommée le Temple de Saint-Cyr-Semblecy (commune de la Ferté-Saint-Cyr) ou le Temple de la Cormérie, et aussi le Temple sous Fanbron. Elle était située au territoire de Saint-Cyr, sur le chemin de Dhuison, au sud de Fanbron et à l'ouest de Bonneville, d'après la carte de Cassini (commune de Villeny, au sud de Saint-Cyr).

C'était un domaine qui, au moment où les Hospitaliers en prirent possession, était composé d'une ferme et de 134 arpents de terre de labour et de vigne. Ils y réunirent ensuite une seigneurie qu'ils avaient près de là, la seigneurie de Bonneville.

En 1522, le commandeur de Saint-Marc, Cornille de Hambourg, pour éviter les frais d'entretien assez grands qu'exigeaient ces deux domaines, fut autorisé à les affermer pour 56 ans, à Jeanne de La Boissonnière, femme de François Deschayes, seigneur de La Franchaise, moyennant 32 livres par an.

Ils étaient loués en 1647, 50 livres. A la fin du XVIIIe siècle, il ne restait plus que les terres qui rapportaient, avec les rentes seigneuriales, 160 livres.

 

Domus Hospitalis La Lande

Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Blois, Canton: Bracieux, Commune: Saint-Laurent-Nouan — 41


Domus Hospitalis La Lande
Domus Hospitalis La Lande

Le domaine de La Lande est placé sur la carte de Cassini à égale distance de Saint-Laurent-Nouan et de Nouan-sur-Loire. Il comprenait une métairie et 80 arpents de terre, qui aboutissaient à l'étang de La Groujouan et au domaine de La Barboire. C'était un fief où le commandeur de Saint-Marc avait la haute justice. Son revenu était, en 1757, de 162 livres.

 

Domus Hospitalis Viverot

Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Lorris — 45


Domus Hospitalis Viverot
Domus Hospitalis Viverot

L'Hôpital de Viverot était une ancienne maison de l'Hôpital et de fondation royale, comme nous le voyons d'après un vidimus d'une charte de Louis VII, par laquelle ce monarque déclare donner pour le salut de l'âme de son père, à Dieu et à l'Hôpital de Jérusalem, une maison avec le terrain tel qu'il se trouve renfermé par des fossés avec une prairie, située à Viverot, « apud Viveretum. » Cette charte porte la date de l'année 1167.

Viverot faisait autrefois partie de la paroisse de Montereau. Ce domaine comprenait, au siècle dernier, une ferme avec une centaine d'arpents de terre, qu'on voyait sur le grand chemin de Lorris à Gien, tenant vers sud au chemin conduisant de Montereau à la forêt d'Orléans. Les frères de l'Hôpital de Viverot avaient le droit d'usage dans cette forêt. Le duc d'Orléans, par un mandement du 25 mars 1370, « rappelait à ses officiers que ce droit consistait à faire pâturer les bêtes aumales et à laine de cette maison avec cent pourceaux et un verrat dans le bois de la garde de Charmentois, dépendant de la forêt, et à prendre du bois « arraché chou ou gisans par terre, sec ou verd dans la garde, au lieu dit l'usage aux Nonains. »

Le domaine de Viverot était affermé, en 1757, 70 livres, et en 1783, 96 livres.

 

Domus Hospitalis Chambeugle

Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Charny — 89


Domus Hospitalis Chambeugle
Domus Hospitalis Chambeugle

La Maison du Temple de Chambeugle, ancienne commanderie du Temple était située dans la paroisse de ce nom. La maison se trouvait près de l'église, tenait vers couchant au cimetière, et vers midi au chemin de Chambeugle à Fontenouillet.

Le Temple de Chambeugle existait au commencement du XIIIe siècle. Il en est question dans une décision arbitrale rendue au mois de septembre 1207, par l'évêque de Chartres et un de ses chanoines, sur un différend entre Augalone, seigneur de Prénoy, et les frères du Temple de Chambeugle, « fratres Templi de Campobugle », au sujet d'un droit d'usage que ces derniers prétendaient avoir, eux et leurs hommes, dans le bois de ce seigneur.


Chapelle de Chambeugle

Chapelle de Chambeugle

Le domaine de Chambeugle comprenait 150 arpents de terre, labour, prés et bois.

Le Commandeur était seigneur du lieu, et avait toute juridiction sur ses habitants, qui étaient au nombre de huit en 1495.

Le revenu de la terre et seigneurie de Chambeugle était, en 1493, de quatre setiers de froment et de 8 livres tournois par an. Il s'élevait, en 1783, à 300 livres.

Il dépendait de la seigneurie de Chambeugle un fief, appelé le Moulin-Rouge, avec douze arpents de vigne, situé dans la paroisse de Saint-Martin-sur-Ouanne 3, sur la petite rivière qui y passe. Ce fief rapportait, en 1783, 260 livres.

Les membres de l'ancienne commanderie de Chambeugle étaient au nombre de trois: Montbouy, Saint-Romain et Gien.

 

Domus Hospitalis Montbouy

Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Châtillon-Coligny, Commune: Montbouy — 45


Domus Hospitalis Montbouy
Domus Hospitalis Montbouy

L'Ancienne commanderie du Temple, la maison de Montbouy était le chef-lieu d'une seigneurie assez importante, qui eut beaucoup à souffrir des guerres du XVe siècle, d'après le rapport de la visite prieurale de 1495: « A Montboy, y a villaige où sont XXX habitans, hommes de la religion justiciables à toute justice. Audit lieu, y a maison où de présent se tient le censier; les ediffices qui estoient par le passé sont tous par terre des les guerres des Anglois. Le domaine est baillié à ung fermier qui en rend de seigle XVII setiers et autant d'avoine. »

Au siècle dernier, la terre et seigneurie de Montbouy se composait d'une maison qui était placée à l'angle formé par le chemin qui conduisait à Nogent-sur-Vernisson et la rue qui descendait vers l'église de Montbouy, avec 135 arpents de terre, droits de cens et autres revenus seigneuriaux.


Domus Hospitalis Courjanvier
Domus Hospitalis Courjanvier
Domus Hospitalis Courjanvier

Il dépendait de la terre de Montbouy le domaine de Courjanvier, situé en la paroisse de Boismorand. C'était une ferme avec une centaine d'arpents de terre, sur le grand chemin de Nogent à Gien.

Fief de La Maiserie
Il y avait aussi au XIVe siècle un fief qui relevait de la seigneurie de Montbouy, appelé le fief de La Maiserie. Il appartenait en 1374, à Guillaume Limoysin, écuyer.

La dîme de Montbouy, avec celles de la Chaume, de Mousseaux, de Boisrond et de la Rabbe, appartenait à la commanderie.

Le revenu de Montbouy et de ses dépendances était, en 1783, de 738 livres.

 

Domus Hospitalis Saint-Romain

Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien, Commune: Gien — 45


Domus Hospitalis Saint-Romain
Domus Hospitalis Saint-Romain

La maison du Temple de Saint-Romain était située au hameau de ce nom, paroisse de Gien-le-Vieux. Elle se trouvait en ruines au XIVe siècle, comme nous le voyons dans le Livre-Vert: « La maison de Saint-Romain en laquelle souloit avoir chappelle, de présent n'y a chappelle ni maison que tout n'ay esté ars et destruict par les guerres. »

Il paraîtrait que cette maison ne fut pas rétablie. Comme dans l'état où elle se trouvait, elle ne pouvait être d'aucune utilité pour l'Ordre, le commandeur, frère Guy Picard, fut autorisé à l'aliéner; et par ses lettres de l'année 1474, il accorda en arrentement perpétuel à un laboureur de Saint-Romain, du nom de Pierre Guffroy, moyennant une redevance de 40 sols tournois, « le maistre lieu du Temple de Saint-Romain estant en friche et désert, ainsi qu'il se poursuit en masure, fossés, courtilz, terres, prez, pastures, bois, buissons, bruieres, assis en la paroisse de Gien-le-Vieil, tenant à La Taillarderie, par bas aux terres de Baucherot. »

D'autres héritages dépendant du Temple de Saint-Romain, avaient déjà été donnés à rente perpétuelle en 1452, par le commandeur d'alors, frère Jean du Bois.

 

Domus Hospitalis Gien

Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien — 45


Domus Hospitalis Gien
Domus Hospitalis Gien

Il ne faut pas confondre le Temple de Gien avec celui de Saint-Romain, quoiqu'ils aient été de la même paroisse et à proximité l'un de l'autre. La maison de Gien, d'après le Livre-Vert, avait, en 1373, un revenu de 40 livres. Elle tomba ensuite en ruines, et fut aliénée comme celle de Saint-Romain. On la nommait au XVIIe siècle « la masure de Pinehault », et il en dépendait 40 arpents de terre. Elle appartenait en 1691, à Pierre Tiphineau, seigneur des Hastes, qui possédait également la maison de Saint-Romain. Il rendait pour ces deux maisons, un cens de douze livres qu'il payait chaque année au commandeur de Saint-Marc d'Orléans.

 

Domus Hospitalis Rouvray-Sainte-Croix

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Patay, Commune: Rouvray-Sainte-Croix — 45


Domus Hospitalis Rouvray-Sainte-Croix
Domus Hospitalis Rouvray-Sainte-Croix

Le domaine de Rouvray-Sainte-Croix était un des plus anciens membres de la commanderie de Saint-Marc. Il se composait d'une ferme avec des terres et des rentes seigneuriales, qu'un seigneur du lieu avait données aux Templiers au commencement du XIIIe siècle. Il existe encore une charte de Manasses, évêque d'Orléans, de l'année 1220, par laquelle il est dit que Robert de Rouvray, « de Roverio », avait donné en sa présence, aux frères du Temple de Saint-Marc d'Orléans, douze mines d'hivernage et autant d'avoine à prendre à la saint Remi de chaque année, sur sa terre de Rouvray, seize deniers de cens, avec la justice au Boël, « apud Boellum », et douze autres deniers au champ nommé la Pierre prenant le Lièvre, « apud Campum qui Lapis capiens Leporem nuncupatur. »

La ferme de Rouvray était louée en 1479, à Jean de Prunelle, écuyer, un muid de blé et un muid d'avoine de rendage par an.

On ne sait ce qu'est devenu ensuite ce domaine, dont les censiers et terriers du XVIe et XVIIe siècle ne font plus mention. Il en est de même d'une autre ferme dans la même contrée, appelée la ferme de Coullemelle (commune de Saint-Peravy-la-Colombe) qui existait encore en 1520, et dont il n'est plus parlé depuis.

La commanderie possédait encore au XVIe siècle des domaines, dont les maisons ou fermes ont été depuis démolies ou détruites. De ce nombre, il faut citer:

1. — La terre et seigneurie de Souves (commune de Nouan-le-Fuzelier), dont la maison, située entre le chemin du Puy et celui de la Lande, fut incendiée en 1640;

2. — La ferme, autrement dit l'Domus Hospitalis Guenières, à Viabon, située sur le chemin de Fontenay à Liouville, démolie pour cause de vétusté en 1670.

3. — La métairie « du Petit-Marasson » à Loigny, près du chemin de Marasson à Villejanin, avec une chapelle dédiée à saint-Marc, sise au lieu dit La Maladrerie. La métairie et la chapelle n'existaient plus au XVIIIe siècle.

Il y avait encore dans la paroisse de Saint-Aubin, châtellenie de Montlhéry, un domaine appelé le « Grand-Monmoron (peut-être Molon ou Saint-Aubin, carte de Cassini) », que frère Nicolas Lesbahy, commandeur de Saint-Marc d'Orléans, arrenta en 1483, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de 100 sols, portée à 8 livres en 1604, par le commandeur Gilles de Vieuxpont, et dont l'arrentataire était, en 1639, d'après un titre nouvel, maître Charles Egrot, conseiller, magistrat au siège d'Orléans, comme acquéreur de dame veuve Parent de Label, en son vivant, seigneur de la Thuille et du Grand-Chilly, demeurant à la Thuille, paroisse de Saint-Aubin.

Le revenu de la commanderie d'Orléans était, en 1495, de 521 livres. En 1564, il s'élevait à 1.950 livres tournois; en 1640, à 3.000 livres; en 1716, à 5.000 livres; en 1757, à 8.400 livres; et en 1783, à 13.000 livres.

 

Commandeurs de Saint-Marc d'Orléans

Sous les Templiers
1171. Frère Simon Lecoq.
1207. Frère Gervais du Plessis.
1226. Frère Godefroy.
1259. Frère Hilaire.
1282. Frère du Hainne.

Sous les Hospitaliers
1316. Frère Etienne de Guigny.
1328. Frère Guillaume Gardon.
1355. Frère Jehan de Duyson.
1365. Frère Guillaume Potart.
1374. Frère Pierre du Poule.
1415. Frère Hue Labbe.
1425. Frère Jehan du Boys.
1441. Frère Jehan d'Allery, alias Dalzy.
1471. Frère Nicole Lesbahy, prieur de Saint-Jean-en-l'lsle-lez-Corbeil, commandeur de l'Hôpital à Paris.
1481. Frère André Leroy.
1507. Le chevalier Cornil de Hambourg.
1523. Le chevalier Antoine d'Avroult.
1535. Le chevalier Charles de Hangest.
1544. Le chevalier Antoine de Chalmaison.
1555. Le chevalier Claude de Homblières.
1560. Le chevalier Sébastien d'Arzillières.
1561. Le chevalier Christophe le Boulleur de Montgaudry.
1567. Le chevalier Guillaume de la Fontaine.
1570. Le chevalier Louis de Belloy.
1578. Le chevalier Aldéric de la Rouere.
1591. Le chevalier Jacques de la Vannoye, dit de Ruilly.
1595. Le chevalier Gilles de Vieuxpont.
1618. Le chevalier Philippe de Gouy-Campremy.
1621. Le chevalier Maximilien de Dampont.
1637. Le chevalier Jacques de Chenu du Bellay.
1658. Le chevalier François de Joigny de Bellebrune.
1671. Le chevalier Jean-François de Damas-Dambry.
1687. Le chevalier Jacob de Fronville Descrinville.
1697. Le chevalier Louis le Tonnelier de Breteuil.
1702. Le chevalier Eustache de Vauquelin des Chênes.
1710. Le chevalier Guillaume-François Bernard d'Avernes du Bocage.
1716. Le chevalier Georges d'Havray de Saint-Poix.
1721. Le chevalier Charles-Antoine Poussemotte de Thiersanville.
1730. Le chevalier Henri-Louis Beaupoil de Saint-Aulaire-Lanmary.
1740. Le chevalier François-Henri Duprat de Barbançon.
1748. Le chevalier Hervé Lefebvre du Quesnoy.
1753. Le chevalier Jean du Merle de Blancbuisson.
1765. Le chevalier François de La Rue.
1789. Le chevalier Guillaume René de Montcanisy.

Ancien Commandeur Templier de Chambeugle
1207. Frère Guy.

Anciens Commandeurs Hospitaliers de Chambeugle
1356. Frère Pierre de Larchant.
1372. Frère Jehan Radut.
1381. Frère Nicole Eude.
1409. Frère Jehan Bridaut.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)