Commanderie de Bellechassagne

Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Plateau de Millevaches - 19

Domus Hospitalis Bellechassagne
Domus Hospitalis Bellechassagne

Les guerres de religion ont été funestes à un grand nombre de maisons fortes du Bas-Limousin ; le château de la commanderie de Bellechassagne (canton de Sornac, Corrèze) est du nombre de ceux dont elles ont procuré la destruction. Il fut complètement démoli, aumois de mars 1588, par ordre de M. de Villeclerc, gouverneur de la Marche. Une lettre de Henri III, du 23 juillet 1587, adressée à Jean de Montaignac, nous apprend dans quelles conditions fut ordonnée cette démolition. Bellechassagne était alors entre les mains d'un chef protestant nommé le jeune Rochefort de Saint-Angel, que Jean de Montaignac avait fait prisonnier dans une rencontre. Informé de ce fait, le roi demanda que le captif, pour recouvrer la liberté, fût obligé de rendre la place que ses gens détenaient, et, en même temps, il envoya des ordres à M. d'Hautefort pour la faire raser. On trouvera plus loin le texte de cette lettre (1. Documents, n° V.)

L'église, les bâtiments des métairies et les moulins furent détruits en même temps que la forteresse ; on ruina même les forêts de haute futaie. Voici d'ailleurs dans quels termes s'expriment les visiteurs de 1617. « Après avoir visité ladite commanderie et chambre prieuralle de Bellechassagne, l'avons trouvée sans avoir aulcune maison, bastimentz, granges, estables ny moingtz de greniers, molins, fours, le tout ruyné et demolly jusques aux fondementz, tant au chef que en tous ses membres, tous les estangs rompus et en passages, tous les domaines et héritages hebbergés et emphiteosés par le feu sieur grand prieur de Montmorillon, la plupart des dixmes et rentes usurpées, et la grand forest et bois d'haulte fustaye de Bellechassagne presque entièrement deppopullée et les bois taillis tous rompus, couppés et usurpés journellement par tous les voisins a qui en veult, le tout au pillage, [comme en] pays de conqueste, et la plus grand part des eglises toutes ruynées et dèscouvertes, sans ornementz.... »

Bellechassagne était la seconde chambre prieurale de la langue d'Auvergne. Anne de Naberat, commandeur d'Ayen, prieur de Saint-Jean d'Aix et aumônier ordinaire du roi, et Jean de Marlat, commandeur de Lormeteaux, le visitèrent au mois de juillet 1617. Ils constatèrent que l'église mesurait quatorze cannes sur trois et demie, c'est-à-dire quatre-vingt-dix pieds sur vingt-deux. Sa voûte avait été complètement détruite et on l'avait pourvue provisoirement d'une méchante toiture de chaume, laissant filtrer la pluie de tous les côtés, ce qui lui donnait l'aspect d'une vaste grange. L'illusion pouvait être complète, car les fenêtres, privées de leurs vitres, avaient été fermées avec des fagots de paille. Les visiteurs ordonnèrent quelques réparations, et pour donner satisfaction aux habitants, prescrivirent « de baisser les murailhes de ladite église parrochiale le plus bas que faire se pourra, pour empescher qu'il ne s'y puisse faire de forteresse, comme quelques voisins s'y preparoient sy la guerre heust continué.... et pareillement de combler les fossés estant autour d'icelle et du chasteau. »

La paroisse était desservie par un prêtre, qui était en même temps curé de Courteix et qui retirait annuellement du premier bénéfice dix setiers de seigle et dix livres. Le curé de Sornac, en vertu d'un contrat du 31 janvier 1401 (2), était tenu de fournir l'église de Bellechassagne d'eau baptismale et de saint chrême.
2. Archives du Rhône, fonds de Malte, H. 2152.

J'ai dit que les bâtiments des métairies et les moulins avaient été ruinés en même temps que le château. Les moulins étaient au nombre de deux ils avaient été établis au-dessous d'étangs dont les chaussées ouvertes ne gardaient plus d'eau. Les habitants de Bellechassagne demandaient le rétablissement d'un de ces moulins et du four banal, qui avait été démoli.

Ils réclamaient contre les fermiers des commandeurs, qui négligeaient, disaient-ils, de recevoir les redevances au moment où elles étaient exigibles, ce qui exposait les tenanciers à des pertes, car le pays n'était pas sûr et l'on n'arrivait pas à se garder facilement contre les voleurs et surtout contre les gens de guerre.

Ils se plaignaient encore des officiers de justice, qui, au lieu de venir tenir leurs assises dans le village une ou deux fois par mois, conformément à l'usage ancien, les forçaient d'aller plaider à Ussel. La même réclamation fut formulée par les habitants des différents membres dont il sera parlé plus loin.

Outre les étangs des moulins, l'ordre de Malte possédait à Bellechassagne un troisième étang, appelé l'étang de Villers, un pré de quinze journaux et une vaste forêt de haute futaie, voisine du village de Seringoux (ou Seringour), où les habitants d'Ussel commettaient de nombreux dégâts.

Il serait trop long de donner le détail des rentes, en nature ou en espèces, qui étaient attachées au membre de Bellechassagne. Ces rentes étaient réparties sur les paroisses de Bellechassagne, de Saint-Pardoux-le-Vieux, de Saint-Pardoux-le-Neuf, de Lignareix, de la Tourette, de Sornac, de Saint-Germain-la-Volps, d'Ussel et de Valiergues. Voici une liste à peu près complète des villages sur lesquelles elles étaient levées : Bordas, Chabanas, Gasniadoux, « Chaslauraux », le Chassaing, Chauvet, la Vergue, le Feix, Saint-Pardoux-le-Vieux, Voures, Daubech, le Mazet, la Veyssière, Peylerues, les Besses, la Doulange, la Gorse, la Serre, « Couchat, » Sornac, Recounergues, Rayssat, Florensergues et Louloubes, le Mas-Valpiat, « Fournolz », Beyssac, « Belous, Entours ou Florenson, » les Valettes, « Mamestrol, las Fougièras, Lontrade », Rebeyrolles et Larfeulhières, Clesse, la Bachellerie (Sornac), Seringour, Larfeuille, le Montel, « Pradinatz (Ussel) », Chevastelle, Poucheuch et Lier.

Le bourg de Bellechassagne devait vingt-cinq livres en espèces, quatre-vingt-quatre setiers de froment, trente-six setiers de seigle, soixante-dix setiers d'avoine, cent vingt-deux poules, vingt setiers de seigle pour la banalité du moulin, un droit de guet de trois deniers par feu, et un droit de vinade pour dix paires de bœufs. L'abbé de Meymac acquittait chaque année, le jour de la Saint-Léger, une pension de dix livres, et le grenier de l'abbaye de Bonnefond était grevé d'une redevance de cinq quartes de seigle. Plusieurs des villages qui viennent d'être mentionnés, étaient frappés d'un droit, appelé « droit de nopces. » Parmi les biens donnés en emphytéose, figurent un jardin situé sur le fossé d'Ussel et des terres, appelées le Val-du-Temple, qui étaient tenues par les habitants de Pallier.

 

Domus Hospitalis Saint-Merd-de-Moinache
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Plateau de Millevaches, Commune: Saint-Merd-les-Oussines - 19

Domus Hospitalis Saint-Merd-les-Oussines
Domus Hospitalis Saint-Merd-les-Oussines

Saint-Merd-de-Moinache, aujourd'hui Saint-Merd-les-Oussines, commune du canton de Bugeat, dépendait, aussi bien au point de vue spirituel qu'au point de vue temporel, de l'ordre de Malte, c'est-à-dire du grand prieur d'Auvergne, commandeur de Bellechassagne. Celui-ci était curé primitif et collateur de son église, dimier général de la paroisse et seigneur foncier haut et bas justicier du bourg et d'une série de villages dont quelques-uns appartenaient aux paroisses de Bugeat et de Peyrelevade.

L'église était placée sous le vocable de saint Médard ; elle mesurait douze cannes sur trois, était voûtée, possédait trois chapelles et quatre autels et en somme était assez bien tenue. En 1617, le curé refusa de recevoir les visiteurs, « disant que c'estoit son église et qu'il ne recognoissoit autres chefz et supérieur de ladite église que luy seul ; qu'elle n'estoit point subjecte à visitte et que mesme le sieur evesque de Limoges n'avoit aulcun pouvoir ne auctorité de la visiter, et qu'il estoit curé en chef de ladite eglise », et tint « mille autres discours inconsidérés. »
Ce curé avait été efféctivement pourvu par le pape sur la présentation d'un gentilhomme du voisinage, nommé « Des Assis », ou plutôt des Oussines. Les visiteurs passèrent outre et firent citer ce curé rebelle, qui s'appelait Pierre Drulhac, devant le chapitre provincial.

Les dîmes produisaient vingt-huit setiers de blé, mesure de Meymac, les trois faisant la charge, et le curé les partageait avec le seigneur collateur, qui les avait usurpées. Il jouissait, en outre, de divers immeubles.

La maison de la commanderie, située derrière l'église, était « toute ruynée jusques à ses fondements...., et y avoit longues années de ladite ruyne. » Il y avait un moulin banal situé au-dessous du village de Saint-Merd, qui était tenu à titre d'emphytéose sous la rente annuelle de trois setiers de blé.
Le commandeur avait droit aux dîmes de Saint-Merd, et à celles des villages de Lissac, la Tindilières et les Rioux, compris dans la même paroisse. Il percevait celles des villages de Ceyzerat et de Bourroux, dans la paroisse de Peyrelevade, et une partie de celles de deux villages de Bugeat. Il levait des rentes sur Saint-Merd, Ceyzerat, Bourroux, Marcy, Lacoste, Lissac, la Tindilières, le Rioux, les Oussines, Maisonniol et sur divers lieux de la paroisse de Bugeat. Les commandeurs de Bellechassagne avaient particulièrement négligé ce membre, ce qui avait amené l'usurpation d'une partie des biens et droits qui en dépendaient.
Le membre de Saint-Merd était chargé, envers l'abbé de Meymac, d'une rente de trois setiers de seigle, de trois setiers d'avoine et de trois sols.

 

Domus Hospitalis Bugeat
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Plateau de Millevaches - 19

Domus Hospitalis Bugeat
Domus Hospitalis Bugeat

Ce membre avait été encore plus mal administré que celui de Saint-Merd. Les visiteurs l'ont compris dans les possessions de ce dernier, et ne mentionnent à part que les dîmes de deux petits villages et des rentes produisant un peu plus de douze livres, soixante-onze setiers de seigle, trente setiers d'avoine et vingt-quatre poules.

 

Domus Hospitalis Chavanac
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Plateau de Millevaches - 19

Domus Hospitalis Chavanac
Domus Hospitalis Chavanac

Le membre de Chavanac était situé dans la commune de ce nom, qui est voisine de Millevache et qui appartient aujourd'hui au canton de Sornac. Il consistait « en une église paroissiale dont le commandeur de Bellechassagne était seigneur spirituel et temporel, général dîmier, curé et prieur primitif et vrai collateur. » Cette église avait trois cannes de large sur six de long ; elle était complètement voûtée, mais d'ailleurs en assez mauvais état. Le clocher était tombé et les cloches s'étaient brisées. On y voyait un reliquaire de cuivre émaillé qui renfermait, disaient les paroissiens, des reliques de saint Laurent.

Elle était desservie, en 1617, par Gilbert Chaveroche, religieux d'obédience, qui s'enfuit « soudain » qu'il vit arriver les visiteurs. « Et après la visite, tous les paroissiens assemblés demanderent justice et vengeance de mille exceds commis par ledit curé à l'encontre d'eux, à cause de sorcelleries, meultres, violementz, adultaires, sacrileges, batteries et mille autres miseres, desquelles en ont esté faict trois ou quatre paires d'informations par les officiers de la commanderie, envoyées avec ledit curé au chapitre provincial de l'an 1610 (3). » Le sieur Chaveroche avait nié et s'était tiré d'affaire. Les visiteurs de 1617 parurent disposés à le traiter, selon ses mérites et déclarèrent qu'il était entaché de « vices cappitaulx qui meritoient la mort. » Ils firent sur place une nouvelle enquête et recueillirent les faits suivants : Les habitants reprochaient à ce pasteur peu commode de ne pas s'acquitter de ses devoirs de curé. Il ne célébrait pas la messe les jours de fêtes et se livrait à « mille concussions et exactions illicites. » Il vendait les sacrements ; pour les épousailles, il se faisait donner la pistole, « ou huit livres et son disner, qui est un vray sacrilege, les habitans ayant soustenu ne luy debvoir que sept sols et son disner, de quoi il ne veult se contenter, ains les tyrannise. »
3. Voir le document coté VI.

Antoine Dosidon, en présence de tous les paroissiens réunis dans l'église, accusa ledit Chaveroche d'avoir « suborné » sa femme, « et la tenir avec luy en toutes sortes de lubricités ; et outre ce, luy avoir osté et usurpé tous ses biens et l'avoir réduit à l'aumosne, et qu'il estoit au desespoir si on ne luy rendoit justice, et qu'il l'a battu lui-mesme. »

Antoine Dianchon déclara que Chaveroche lui avait fait perdre une vache en prêtant un faux témoignage ; Léonard Larrey dit que, de concert avec Etienne Chazaud, fermier du membre de Chavanac, il lui avait « fait à croire qu'il avoit vendu ses biens et ceux de ses frères par devant notaire, et qu'il n'avait pas pu le poursuivre en justice à cause de sa pauvreté. »
Ce membre était aussi mal administré que ceux de Saint-Merd et de Bugeat. Le fermier prétendit que l'ordre ne possédait dans la paroisse qu'un moulin banal donné à titre d'emphytéose sous la rente annuelle de trois setiers de blé. En consultant les terriers, on découvrit que des rentes en argent et en nature étaient dues sur le bourg de Chavanac et sur les lieux de la Regaudie et de Brethenoux.
Les habitants réclamèrent l'autorisation d'employer, suivant l'usage, la paille provenant des dîmes, à l'entretien de la toiture de l'église.

 

Domus Hospitalis Thalamy
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Haute-Dordogne - 19

Domus Hospitalis Thalamy
Domus Hospitalis Thalamy

Thalamy est aujourd'hui une petite commune du canton de Bort située sur la limite du département de la Corrèze. Il dépendait entièrement de l'ordre de Malte. Son église était desservie par un religieux d'obédience de cet ordre et le commandeur de Bellechassagne en était prieur primitif, collateur et seigneur spirituel et temporel il était également dîmier général de la paroisse. Cette église était assez vaste, et quoiqu'elle fût en mauvais état, elle était un peu mieux tenue que les précédentes. Le saint sacrement y était conservé à la façon antique, dans « une boette de cuivre eslevée en hault avecq une corde. »

Le commandeur percevait toutes les dîmes du bourg de Thalamy et des villages d'Imbargeix et de Crouzeix, et il en tirait soixante-douze setiers de seigle. A Thalamy, il existait un territoire franc, « compris entre les quatre croix, auquel lieu le sieur grand prieur ne prend aulcun dixme. »

Les ofliciers de Bellechassagne exerçaient la justice haute, moyenne et basse sur Thalamy et sur les villages d'Imbargeix, d'Incros, de Chouzeix et d'Impradeix.
A la cure, dont les bâtiments étaient en ruine, étaient attachés un jardin de deux quartelées et un pré de huit journaux, appelé le pré de l'Hôpital. Le curé recevait, en outre, à titre de gages, dix setiers de seigle et six livres.
Des rentes foncières, consistant en argent, froment, seigle, avoine, poules, vinades, droits de noces, etc., étaient levées sur le bourg de Thalamy et sur les villages d'Imbargeix, d'Impradeix, de Nouallac, d'Incros et de Crouzeix.

 

Domus Hospitalis Courteix
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Eygurande - 19

Domus Hospitalis Courteix
Domus Hospitalis Courteix

Le membre de Courteix consistait « en une église parrochialle, dédiée soubs le titre de saint Pierre-aux-Liens et de saint Jean-Baptiste, de laquelle le sieur grand prieur est le seigneur spirituel, dîmier général et collateur de la cure ou viquerie », en un pré et moulin, en dîmes, cens et rentes féodales et foncières, et « en aultres debvoirs. »

L'église mesurait treize cannes sur trois et était flanquée d'une chapelle. On y voyait un reliquaire de cuivre « rompu par les gens de guerre qui avoient porté les relliques », et le saint sacrement y était conservé dans une « boîte de fer blanc malpropre. »
Le curé recevait une pension de huit setiers de seigle, mesure de Courteix, et de trois quartées de froment, et il jouissait d'un pré de trois journaux. Il faisait desservir la paroisse par un vicaire à qui il abandonnait, pour tous gages, les produits du pré ; il arrivait donc à retirer de son bénéfice sans se donner la moindre peine, les huit setiers de seigle et les trois quartées de froment.

Le commandeur levait les dîmes de Courteix et de Couffy ; il possédait, à Courteix, un pré de six journaux, appelé le Novau ; les habitants lui devaient les lods et ventes à raison de vingt deniers par livre, et une livre de cire pour chaque acquisition, et, en outre, le « droict de nopces, c'est-à-dire quand aulcun se marie, du pain, vin et chair. » Des rentes foncières et des devoirs féodaux étaient exigibles sur le bourg de Courteix et sur une trentaine de villages compris dans cette paroisse et dans celles de Couffy, de Saint-Merd-la-Breuille, de Saint-Martial-le-Vieux, de Lamazière-Haute, de Saint-Pardoux-le-Vieux et d'Eygurande.

 

Saint-Bazile, Bellefage et Meyssac
Département: Corrèze, Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Midi corrézien - 19

Domus Hospitalis Saint-Bazile
Domus Hospitalis Saint-Bazile

Le chef-lieu de ce membre était le bourg de Saint-Bazile-de-Meyssac. L'ordre de Malte possédait là une église paroissiale qui était dédiée à saint Jean-Baptiste et à saint Eloi et dont le commandeur de Bellechassagne avait la collation. Les visiteurs de 1617 constatèrent que la voûte de cette église avait été « ruynée par les guerres passées. » Le curé ou vicaire perpétuel chargé de la desservir, recevait une pension de quarante quartes de seigle et de deux bastes de vin ; il jouissait d'une vigne et de quelques autres immeubles.

Le commandeur percevait la dîme des grains sur toute l'étendue de la paroisse ; il avait la justice haute, moyenne et basse et levait des rentes sur presque tous les villages qui sont aujourd'hui compris dans les communes de Saint-Bazile et de Meyssac, Bellefage, « Bellefach » ou « Belafach », noms sous lequel ce membre est parfois désigné, ne figure plus sur les cartes.

 

Domus Hospitalis Sérandon
Département: Corrèze, Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Midi corrézien - 19

Domus Hospitalis Sérandon
Domus Hospitalis Sérandon

Sérandon est une commune de l'arrondissement d'Ussel et du canton de Neuvic. Il n'est mentionné, dans les visites de ce membre, que des rentes. Elles étaient assises sur Sonvert, Monanges, Culines, la Besse, Marmontel et plusieurs autres villages des paroisses de Sérandon, de Liginiac et de Chirac ; elles produisaient cent cinquante livres en 1617.

 

L'Hôpital de Soudeilles
Département: Corrèze, Arrondissement: Ussel, Canton: Plateau de Millevaches - 19

Domus Hospitalis Soudeilles
Domus Hospitalis Soudeilles

Le chef-lieu de ce membre était compris dans la paroisse de Soudeilles. Le mas de l'Hôpital, avec ses tènements de Bernard, du Champt, de Leygadis et de Sougarde, qui étaient contigus, rapportait annuellement trente setiers de seigle, mesure d'Egletons, cinq setiers d'avoine, quatre livres, trois poules et soixante œufs. Le commandeur percevait les dîmes sur ces divers territoires et levait des rentes sur les villages de Champ-Soubre, de Monjanel, de Sous-Fraisse, des Soudeillettes et de RoufRac. Ce dernier appartenait à la paroisse de Davignac.
En résumé, la commanderie de Bellechassagne et ses membres rapportaient, en 1617, savoir :
Bellechassagne. 1,500 livres.
Saint-Merd, Bugeat et Chavanac. 1,200 livres.
Courteix. 800 livres.
Thalamy. 700 livres.
Saint-Bazile. 350 livres.
Sérandon. 150 livres.
L'Hôpital-de-Soudeilles. 75 livres.
TOTAL. 4,77S livres.
Les charges s'élevaient à 1,097 livres.
Il restait donc au commandeur. 3,678 livres.

 

Commanderie de Blaudeix
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Gouzon - 23

Domus Hospitalis Blaudeix
Domus Hospitalis Blaudeix

Blaudeix est une commune de l'arrondissement de Boussac et du canton de Jarnage. L'ordre de Malte y possédait une église paroissiale, un château, une métairie, des terres, des dîmes et des rentes.

L'église était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste elle mesurait treize cannes sur trois et demie et était complètement voûtée. On y voyait une vieille croix « processionnelle en forme des Templiers ; ung reliquaire de cuivre sans reliques, si ce n'est trois pierres pour mettre dans les yeux, deux blanches et une verte ; la couverture d'un livre d'Evangiles de cuivre doré, » et une statuette de saint Claude en albâtre. Le saint sacrement y était conservé dans une boite de cuivre « eslevée en hault et entourée d'un pavillon de damas. » Le curé recevait, à titre de gages, dix-sept setiers de seigle et douze livres.

Les bâtiments de la commanderie, construits sur le plan monastique, enveloppaient une cour dont l'église délimitait l'un des côtés. Ils comprenaient un grand corps de logis, une grosse tour ronde, des étables et autres dépendances. Derrière, étaient les logements occupés par les métayers, et, à quelque distance, s'élevait un moulin qui était affermé soixante-un setiers de seigle, mesure de Jarnage, les deux faisant la charge.

La métairie comprenait de nombreux immeubles situés autour du château. Le commandeur possédait, en outre, trois étangs, appelés les étangs de Claveroux, de la Fage et de Roullat, et cinq bois, dont deux étaient de haute futaie. Il retirait des dîmes levées sur les paroisses de Blaudeix, de Ladapeyre, d'Ajain, do Domeyrot, de Clugnat et Jalesches, quatre cent quatre-vingts setiers de blé. Il prenait la dîme des agneaux « à raison de unze un », ainsi que celle des pourceaux ; « et les habitans des susdites parroisses et villages subjectz audit dixme, les doibvent amener en la cour dudit sieur commandeur le jour et feste sainct Michel et après que le redebvable aura prins le meilheur, ledit sieur commandeur doibt prendre ung des autres. » Il percevait encore des droits de lods et ventes s'élevant à trois sols quatre deniers par livre et il lui était dû une livre de cire par contrat de vente. Ajoutons que tous ses « subjetz redebvables » étaient tenus de moudre leurs grains au moulin de la Roche.

Il levait, de rentes féodales et foncières, sur une série de villages dont il serait trop long de donner ici la liste, vingt-trois livres huit sols, deux cent trente-quatre setiers d'avoine, seize setiers de froment, vingt-huit setiers de seigle, quatre cent soixante-huit poules, deux cent trente-quatre vinades et des « arbans pour moissonner et faucher autant comme il y a de feuz, une journée pour chasque feu. » « Item, deppand de ladite commanderie une forge bannere estant au village de Puyrougier, où tous les subjectz sont tenus aller aguiser leurs ferreures pour leur laborage. » Cette forge était anermée ; elle rapportait douze setiers de seigle.
« Et fault noter que tous les subjectz et redepvables de ladite commanderie sont subjectz à condition de mainmorte, desquels le sieur de Blodeix est heritier s'ilz decedent sans hoirs descendans d'eux. »

La commanderie de Blaudeix était frappée d'une charge qui absorbait tout le produit de la métairie. Il s'agissait d'une « aumosne generalle qui se » devait « donner à tous les pauvres allans et venans, trois fois la sampmaine, l'heure de midy, dès le premier mardi de may jusques au jour de Saint-Jehan-Baptiste....; et, pour faire ladicte aumosne, est besoing de soixante sestiers de bled. »

 

Domus Hospitalis Rimondeix
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Gouzon - 23

Domus Hospitalis Rimondeix
Domus Hospitalis Rimondeix

L'église paroissiale de Rimondeix dépendait de la commanderie de Blaudeix. C'était un petit édifice mesurant onze cannes sur trois, et où les visiteurs de 1616 ne rencontrèrent rien qui soit digne de remarque. Elle était desservie par un curé dont la portion congrue était de six setiers de seigle et de douze livres.
Au village du « Puymolleras » était une chapelle « dédiée soubz le titre saincte Marie-Magdellaine. »
Cette chapelle, qui dépendait également de la commanderie, était un simple « oratoire de devotion, sans y avoir obligation d'aucune chose, sy n'est d'y cellebrer la messe le jour de saincte Magdellaine. »
En 1616, Blaudeix rapportait, toutes charges acquittées, dix-huit cent vingt-deux livres (1822 livres).

 

Commanderie de Carlat
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Canton de Vic-sur-Cère - 15

Domus Hospitalis Carlat
Domus Hospitalis Carlat

Carlat est aujourd'hui une commune du Cantal ; il appartient à l'arrondissement d'Aurillac et au canton de Vic-sur-Cère. La commanderie dont il était le chef-lieu avait certainement appartenu aux Templiers, dit M. Deribier du Châtelet ; et il ajoute qu'elle avait été fondée, en 1128, par Raymond Béranger, troisième comte de Barcelone, époux de Douce de Carlat (4).
4. Dictionnaire historique et statistique du Cantal, tome III, page 12.

Son église paroissiale était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste ; elle était desservie par une communauté de huit prêtres dont le chef était un vicaire perpétuel nommé par le commandeur. Ce vicaire recevait une pension de douze setiers de froment, de douze setiers de seigle et de six livres. Sa situation s'améliora avec le temps. En 1684, sa portion congrue avait été portée à soixante-dix setiers de seigle, et il percevait la dîme des agneaux, qui rapportait trente livres.

Dans le cimetière de Carlat, se voyait un petit édifice que les procès-verbaux de visite qualifient « d'oratoire de dévotion fait en pavillon, sur quatre piliers de pierre de taille. »

Le commandeur levait la dîme des grains et jouissait de rentes qui produisaient, en 1684, quarante setiers de froment, trois cents setiers de seigle, quarante poules, cinquante livres, etc. Il est probable qu'il ne résidait pas au chef-lieu de sa commanderie, l'ordre ne possédant à Carlat aucun bâtiment.

 

Domus Hospitalis Couderc
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Sainte-Fortunade, Commune: Clergoux - 19

Domus Hospitalis Couderc
Domus Hospitalis Couderc

Couderc, aujourd'hui le Coudert, hameau de la commune de Clergoux (canton de Laroche-Canillac, Corrèze), était l'un des principaux membres de la commanderie de Carlat. Il formait une paroisse dont l'église, placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, était à la collation du commandeur. Cette église mesurait trente-six pieds sur quinze, et dans le cimetière qui l'avoisinait, on remarquait, de même qu'au chef-lieu, une sorte de lanterne des morts. « En entrant dans le cimetière, dit un visiteur, y avons veu un oratoire en pavillon soubstenu sur quatre grands piliers de pierre de taille, comme de bois, assés en bon état, y ayant une croix de pierre.... » En 1684, la maison curiale était dans un misérable état ; elle était couverteen chaume et ne comprenait qu'une seule chambre « en partie pavée. »

Le curé recevait, à titre de portion congrue, trente setiers de seigle et cinquante livres en argent, ce qui portait son revenu à quatre-vingt-quinze livres, le seigle valant communément trente sols le setier (1684). Il avait, en outre, la jouissance d'un petit jardin d'une coupée.

Le commandeur levait, sur le village du Coudert, toute la dîme des grains, des agneaux et de la laine, et, de plus, des rentes produisant cinquante-cinq setiers de seigle, dix-huit setiers d'avoine, cinq livres dix sols, quatre poules et six douzaines d'œufs. Sur le village de Maillaroche, paroisse de Saint-Martial-de-Gimel, il percevait vingt-huit setiers de seigle, neuf setiers d'avoine, trois poules, cinquante œufs, et dix-huit sols ; sur celui de Vedrenne, paroisse de Gumont, vingt-quatre setiers de seigle, dix setiers d'avoine, mesure de Laroche, vingt sols, une géline et cinquante œufs sur le bourg de Gumont, quatre setiers de seigle et trois sols quatre deniers sur le tènement de Courbiac, paroisse de Pandrignes, huit setiers de seigle, huit setiers d'avoine et dix-huit sols. La portion congrue du curé de Couderc déduite, ce membre rapportait annuellement environ deux cents livres. Dans cette somme étaient compris certains droits sur le village du Breuil, paroisse de Saint-Priest, qui étaient affermés vingt-cinq livres.

 

Domus Hospitalis Mascheix
Département: Corrèze: Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Midi corrézien, Commune: Chenailler-Mascheix - 19

Domus Hospitalis Mascheix
Domus Hospitalis Mascheix

Mascheix, qui est compris aujourd'hui dans la commune de Chenailler-Mascheix (canton de Beaulieu, Corrèze), formait une paroisse dont l'église, placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste, était à la collation du commandeur de Carlat. Cette église était desservie par un prêtre choisi d'ordinaire par le fermier, qui lui abandonnait, sur le village de Laumont, paroisse de Sérillac, des dîmes pouvant produire annuellement vingt setiers de seigle et quarante quartons d'avoine, mesure de Brive. On y voyait un reliquaire de cuivre émaillé renfermant les reliques de saint Jean. Les visiteurs de 1616 constatèrent que ses cloches avaient été emportées par des gens de guerre.

Le commandeur levait les rentes suivantes sur le village de la Malinie, un setier de froment, trente setiers de seigle, deux setiers d'avoine, mesure de Beaulieu, trente sols et quinze gélines ; sur le village de la Farge, paroisse de Monceaux, huit setiers de seigle, cinq setiers d'avoine, mesure d'Argentat, six gélines et huit sols ; sur le village de Serut, paroisse de Lostanges, dix setiers de seigle, quatre setiers d'avoine, six gélines, et huit sols ; enfin, sur le bourg de Lostanges, quatre gélines et trente sols. Il possédait la justice haute, moyenne et basse sur tous ces villages. En 1684, le membre de Mascheix était affermé deux cent vingt livres.

 

Domus Hospitalis Corrèze
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Naves, Commune: Orliac-de-Bar - 19

Domus Hospitalis Corrèze
Domus Hospitalis Corrèze

Les revenus du membre de l'Hôpital-Corrèze, consistaient en dîmes et en rentes levées sur les différents villages de la paroisse. Ils étalent affermés trois cent vingt-sept livres.
Le fermier percevait le dixième des grains, des agneaux et de la laine sur les villages de Soularue, de Bouisse, de Soulier, de Lachâtre, de la Borie, du Claux, de Laprade, de Reignac, de Brousse, du Bech, de Puynède, de Niel et de Vernac. Il lui était dû, sur le village de l'Hôpital, un setier de froment, cinq setiers de seigle, un setier d'avoine, deux poules, vingt-deux sols et des droits de lods et ventes ; sur le village de Corrèze, seize setiers de seigle, seize éminaux d'avoines, deux poules et dix sols en argent.

 

Domus Hospitalis Meyrignac-L'Eglise
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Naves, Commune: Corrèze - 19

Domus Hospitalis Meyrignac-L'Eglise
Domus Hospitalis Meyrignac-L'Eglise

Les revenus du membre de Meyrignac-L'Eglise étaient affermés au curé pour vingt-deux livres ; ils consistaient en dîmes des grains et des agneaux levées sur une partie du bourg de Meyrignac et du village de la Vialle.

 

Domus Hospitalis Orliac
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Naves, Commune: Orliac-de-Bar - 19

Domus Hospitalis Orliac
Domus Hospitalis Orliac

Le commandeur de Carlat prélevait, sur les dîmes de la paroisse d'Orliac, cinquante setiers de seigle et cinquante sols. Il percevait, sur le bourg d'Orliac et sur le tènement du Buisson, quatre setiers de seigle, quinze ras d'avoine et vingt sols de rente, et sur le village du Mont, cinq setiers de froment, cinq setiers de seigle et deux sols.
En 1684, ce membre était affermé cent quatre livres.
Meyrignac et Orliac (aujourd'hui Orliac-de-Bar) sont deux communes du canton de Corrèze.

 

Domus Hospitalis La Salvetat
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Maurs, Commune: Saint-Mamet-la-Salvetat - 15

Domus Hospitalis Salvetat
Domus Hospitalis Salvetat

La Salvetat appartient présentement à la commune de Saint-Mamet-la-Salvetat. C'était autrefois le chef-lieu d'une paroisse dont le commandeur de Carlat était prieur primitif ; son église était dédiée à saint Jean-Baptiste. L'ordre de Malte percevait dans ce lieu des cens et des rentes, et il y possédait, en particulier, un bois de cinq séterées, appelé la garenne du Commandeur, qui était situé entre les « quatre croix »

 

Domus Hospitalis Aurillac
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Aurillac - 15

Domus Hospitalis Aurillac
Domus Hospitalis Aurillac

L'ordre de Malte possédait, dans la ville d'Aurillac, une maison qui était, déjà en ruine au commencement du XVIIe siècle, et un jardin, « le tout joignant au collège de ladite ville. » Ces immeubles furent échangés contre des rentes, et les Jésuites y firent élever de nouveaux bâtiments. L'ordre possédait un autre jardin, situé hors du mur d'enceinte, et le commandeur de Carlat percevait une redevance de cinq setiers de seigle, de six setiers trois quartes de froment, de huit setiers d'avoine et de dix-huit sols sur le village de Caussac.

 

Domus Hospitalis Villedieu
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Saint-Flour - 15

Domus Hospitalis Villedieu
Domus Hospitalis Villedieu

Villedieu, commune de l'arrondissement de Saint-Flour, était une annexe de Carlat, où l'ordre de Malte possédait une église, des dîmes, des cens et des rentes. La visite de 1616 nous apprend que les cens et les rentes n'étaient plus exigés, parce que les commandeurs avaient négligé de faire renouveler les terriers et quant aux dîmes, elles étaient abandonnées au prêtre chargé de desservir l'église. Cette annexe n'est pas mentionnée dans les visites de la fin du XVIIe siècle ; il en faut conclure que l'ordre renonça aux droits qu'il pouvait avoir sur ce lieu ou qu'il les vendit.

 

L'Hôpital « Chal-Franchèse, » ou « Champ-Franchische »
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Naucelles, Commune: Saint-Chamant - 15


Domus Hospitalis Chal-Franchèse
Domus Hospitalis Chal-Franchèse

L'Hôpital « Chal-Franchese, » ou « Champ-Franchische, » ou tout simplement l'Hôpital, était l'un des membres les plus importants de la commanderie de Carlat. C'est aujourd'hui un hameau de la commune de Saint-Cirgues-de-Malbert. L'ordre de Malte y possédait une chapelle de dévotion placée sous l'invocation de saint Jean, et où reposait le saint sacrement pour la commodité du commandeur, qui résidait ordinairement dans ce lieu ; un château composé d'une tour et d'un corps de logis ; une métairie et un moulin ; des cens et rentes et des droits de juridiction.

Dans la chapelle, se voyaient plusieurs reliquaires, dont l'un était en cuivre émaillé, fait « en forme de coffre. » Le chapelain chargé du service religieux recevait, en 1616, quinze setiers de seigle et soixante livres.
Des rentes féodales étaient assises sur les villages de l'Hôpital, du Batut, de Rofillanges, de la Varenne, de Besse, etc.

 

Domus Hospitalis Le Montel
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Mauriac, Commune: Saint-Remy-de-Salers - 15


Domus Hospitalis Montel
Domus Hospitalis Montel

Le Montel était situé dans la paroisse de Saint-Remy-de-Salers ; c'était une annexe du membre de l'Hôpital. On y voyait, en 1616, « quelques vieux fondemens et mazures demonstrans y avoir heu aultrofois des bastimens, les ruines desquels ont esté de mesme de temps immemorial. »
Le commandeur de Carlat y possédait des prés et des terres, et « une montagne pour y faire des fromages. »

 

Domus Hospitalis Hôpital-Barbary
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Mauriac, Commune: Le Vigean - 15


Domus Hospitalis Hôpital-Barbary
Domus Hospitalis Hôpital-Barbary

L'Hôpital-Barbary, appelé quelquefois l'annexe de Mauriac, était une annexe de Carlat consistant en rentes sur différents villages des paroisses de Jaleyrac et du Vigean. En 1684, cette annexe produisait deux cent trente-cinq livres.

 

Domus Hospitalis L'Hôpital-Pierrefitte
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Vic-sur-Cère, Commune: Giou-de-Mamou - 15


Domus Hospitalis L'Hôpital-Pierrefitte
Domus Hospitalis L'Hôpital-Pierrefitte

L'Hôpital-Pierrefitte, ou tout simplement l'Hôpital, était compris dans la paroisse de Giou, qui est voisine d'Aurillac. L'ordre y possédait une chapelle de dévotion qui avait été relevée, au commencement du XVIIe siècle, par le sieur Jean Gasse, bourgeois d'Aurillac. Cette chapelle renfermait « un petit vieux coffre de cuivre façonné, servant de châsse, où estoient, dit-on, des reliques de saint Jean. »

Revenus et charges
En 1684, l'ensemble des produits de la commanderie de Carlat pouvait monter à 4,425 livres. Les charges s'élevaient à 852 livres.
Il restait donc au commandeur un revenu net de 3,573 livres.
Sources: Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, pages 69 à 90. Tulle 1884. - Bnf