Commanderie de Chalou-Moulineux

Département: Essonne, Arrondissement: Etampes, Canton: Méréville — 91


Domus Hospitalis Chalou-Moulineux
Domus Hospitalis Chalou-Moulineux

Cette commanderie a porté différents noms. Sous les Templiers, auxquels elle a d'abord appartenu, on l'appelait Commanderie de Chalou-Saint-Aignan, mais plus souvent Commanderie de Chalou-la-Reine. Après être devenue la propriété des Hospitaliers, on la nomma Commanderie de l'Estampois ou du pays d'Etampes, et aussi Commanderie d'Etampes, bien que la maison d'Etampes n'ait jamais été qu'un membre de la commanderie, et que Chalou en fut resté toujours le chef-lieu.

On n'aurait jamais dû-cesser de l'appeler Commanderie de Chaloula-Reine, à cause des souvenirs historiques que ce nom faisait revivre; car on saura qu'au XIIe siècle, Chalou était un domaine royal qui appartenait à la reine Alix, mère de Philippe-Auguste. C'est ce qui le fit surnommer Chalou-la-Reine. Alix, après l'avoir donné aux Templiers, sollicita auprès du Roi, son fils, la confirmation de celte donation; et celui-ci, par ses lettres de l'année 1185, ratifia l'abandon fait aux Templiers, de la terre de Chalou-Saint-Aignan, « Chalo Saint-Aniani », mais à la condition que ceux-ci ne recevraient à Chalou aucun des hôtes ou bourgeois du Roi.

Le pape Clément III, par une bulle datée de la même année, consentit à ce que les frères du Temple possédassent librement la ville de Chalou, « villam de Chalo », que son cher fils en Dieu, Philippe roi de France, et sa pieuse mère, leur avaient concédée.

Les Templiers et après eux, les Hospitaliers, étaient seigneurs et hauts justiciers de Chalou et de Moulineux. On lit dans le rapport de la visite prieurale de 1495: « A Chalo la Royne et Molineux, l'Hospital a toute justice, ausquels y a environ LXXXX ou c feuz, et peult valloir par communes années L, livres, et le domaine, disrnes et champars valent XXII muids froment, et XIIII muids avoine. Le molin à blef de molinage est baillié à ferme à XXXV livres, et ung petit moling à draps, baillié à V livres. Audit villaige, a deux petitz estangs qui sont de peu de valloir. La prévosté de Chalo par communes années, vault III livres. »

Grange de la commanderie

Grange de la commanderie de Chalou — Sources: Jack Bocar

La maison de la commanderie avec la ferme qui en dépendait, se trouvait sur le versant de la côte touchant à l'église. Elle tenait par en haut à la grand-rue, et par en bas à deux étangs, dont l'un était appelé le Petit-Étang, et l'autre, couvrant 44 arpents de terre, se nommait le Grand-Étang de Moulineux. Ces étangs étaient alimentés par la fontaine de Sainte-Apolline, dont les eaux faisaient tourner les moulins de la commanderie. Sur la chaussée du Grand-Étang on voyait un pavillon, appelé le Château-Gaillard, qui servait de rendez-vous de chasse et de pêche au commandeur.

Au XVIe siècle, il y avait à Chalou, dans le village, une chapelle dédiée à sainte Appoline, appartenant à la commanderie. Comme elle tombait en ruines vers le milieu du XVIIe siècle, on la supprima, et on en bâtit une autre plus rapprochée de la demeure du commandeur, et qu'on dédia à la Sainte-Vierge. Cette chapelle était comme la précédente, à la collation de l'Hôpital, et bien que la cure de Chalou fût à la présentation du Chapitre de l'église d'Orléans, le Commandeur était tenu aux réparations des églises de Chalou et de Moulineux, parce qu'il percevait les dîmes de ces deux paroisses.

Eglise de Chalou-Moulineux
Eglise de Chalou-Moulineux — Sources: Jack Bocar

La commanderie avait à Chalou un droit de marché et de foire. Dans l'intérêt des habitants, et naturellement pour le bénéfice que l'Hôpital aurait pu en retirer, le commandeur Edme de Saint-Martin avait, en 1543, sollicité du Roi la création à Chalou d'un marché par semaine, et de deux foires par an François Ier, faisant droit à sa requête, avait, par ses lettres patentes du mois de janvier 1544, fixé le marché au mercredi de chaque semaine, et les deux foires, l'une au mois de juin, le jour de Saint-Aignan, patron du village, et la seconde le 21 novembre, jour de la purification de Notre-Dame. Le domaine de Chalou comprenait 250 arpents de terre.

La commanderie jouissait d'un droit de cens et de champart, qui s'étendait à tout le territoire de Chalou et sur plusieurs héritages à Saint-Marc et lieux environnants. Elle avait encore quelques dîmes à Oytreville, paroisse d'Angerville, et à Chenon en Gâtinais.

Le revenu de la maison de Chalou était, en 1495, de 93 livres, 23 muids de froment et 14 muids d'avoine. Il s'élevait, en 1788, à 4.235 livres et 125 sacs de blé.

Les membres de la commanderie étaient la maison du Temple, près de la ville d'Etampes;
Celle du Temple de Ramoulu;
La maison et le fief de La Roche-Liphard;
Le Temple du Perray;
Le Temple de La Boutière et celui de Mignères.

Il y avait encore le Temple du Saussay qui en faisait partie; mais ce dernier membre en fut distrait au XIVe siècle et érigé, comme on le verra plus loin, en chef-lieu de commanderie.

« Ces derniers emplacements n'ont pas été ajoutés à la liste, ils ne font pas partie des biens de l'Ordre du Temple:
En remplacement, les Hospitaliers y ajoutèrent plusieurs de leurs maisons, appelées:
Le Chenay;
Pilvernier;
La Donaison;
Fontenette. »

 

Commanderie de l'Hôpital d'Etampes

Etampes: Département Essonne, Arrondissement et canton Etampes — 91.


Domus Hospitalis d'Etampes
Domus Hospitalis d'Etampes

M. de Mont-Rond, dans ses Essais historiques sur la ville d'Etampes et ses environs, nous dit que sur l'un des coteaux qui dominent le joli vallon de Valnay, on trouve les ruines d'une antique chapelle, appelée vulgairement le Temple, et que la tradition veut qu'elle appartenait jadis à l'Ordre des Templiers. C'est en effet là que cet Ordre avait fondé un établissement pour lequel sans doute Louis VII lui avait assuré, comme nous l'avons vu, une rente de trente livres sur sa censive d'Etampes, et dont une partie servit à acquitter, en 1159, le prix de la maison du Saussay.

Un vaste enclos entouré de murs, renfermait au XVe siècle le Temple d'Etampes, qui se composait alors d'une maison pour le commandeur, d'un logement de fermier, de grands bâtiments d'exploitation, et d'une chapelle dédiée à saint Blaise, où un religieux de l'Hôpital disait la messe trois jours par semaine. Autour de l'enclos se trouvaient les terres du domaine, quelques vignes et des prairies qui s'étendaient jusqu'aux prés de Valnay.

Les ravages des guerres du XVe siècle avaient causé de graves dommages au Temple d'Etampes. Tous les bâtiments avaient été presque détruits. En 1488, le commandeur Pierre Louffart les avait en grande partie rétablis. Il avait même reconstruit une église en remplacement de la chapelle. C'est de cette église qu'il est dit dans une visite prieurale du XVIe siècle: « y a audit lieu du Temple d'Estampes, une grande église qui est cure à la collation du seigneur commandeur, qui vault par an six ou sept livres tournois, et dont le patron est Saint-Georges. »

Nous retrouvons au XVIIe siècle la maison du Temple dans un état de dégradation encore plus grand, car les commissaires préposés en 1662 à la visite de la commanderie, déclaraient n'avoir trouvé au Temple d'Etampes, que: « des mazures et vestiges d'aucuns bastiments, au milieu desquels est encore une grande esglise batie de pierre, couverte de thuile du costé du midy, de laquelle est un hault clocher de mesure structure; au dedans bien voutée, et en laquelle ne se dit tous les ans qu'une messe d'obligation, le jour de Saint-Georges; trouvée desunie de tous ornemens, les vittres cassées, et que nous avons veu servir pendant l'aoust a resserrer les gerbes de dismes deues audit lieu. »

Les commissaires, après avoir décidé qu'il convenait de rebâtir une grange, de réparer l'église et de la rendre au culte, énuméraient ainsi les privilèges et les revenus du Temple: « A droit ledit Temple de lever et percevoir tous les ans, huict jours durant, le péage et tous droicts de seigneur en la ville d'Estempes, à la foire Saint-Gilles, à commencer le premier mardy après la décollation de Saint-Jean »;
« A droit de champart sur tout le terrain dudit Temple, de douze gerbes une »;
« A droit de dismes sur des terres au dessoubs dudit Temple, aux chantiers nommés les Pondans et les Ilaultes-Voyes »;
« A droit de rente seigneuriale sur toutes les terres du Temple et de censives sur plusieurs maisons en la ville d'Estampes. »
Malgré l'ordonnance des commissaires, la grange ne fut point rebâtie; la maison même ne fut pas relevée de ses ruines, et nous trouvons qu'en 1757 on continuait de renfermer la moisson dans l'église.

A son tour l'église disparut, car elle n'existait plus en 1788. A cette époque, la commanderie avait à Etampes, dans la rue des Cordeliers, un grand bâtiment pour renfermer ses grains, ainsi que le produit des dîmes de l'ancien Temple d'Etampes et de la seigneurie du Chenay, dont le rapport était alors de 2,800 livres.
Dans la même rue, il y avait une maison qu'on appelait l'Hôtel de la Commanderie, qui était loué 120 livres par an.

 

Noms des Commandeurs d'Étampes et de Chalou-la-Reine

1345. Frère Jehan de Duyson.
1356. Frère Guillaume Potart.
1371. Frère Pierre de Provins.
1374. Frère Guillaume Gaillardé.
1391. Frère Regnaut Guerry.
1409. Frère Jehan de Beaubos.
1465. Frère Pierre Louffart, Chevalier, Conseiller du Roi.
1495. Frère Jean Erre, prêtre.
1508. Frère Jean Dore.
1516. Frère Henri de Normain, prêtre.
1526. Frère Robert de Bourdon.
1529. Frère Guillaume Quignon, prêtre, Prieur de Saint-Jean-en-l'Isle.
1541. Le Chevalier Edme de Saint-Martin.
1544. Le Chevalier Antoine de Lyon.
1560. Frère Florent Petit.
1580. Frère Martin Desmoulins.
1594. Frère Pierre Lemaire.
1595. Frère Michel Lefebvre.
1602. Le Chevalier Claude Perrot.
1640. Le Chevalier Charles de Belotte.
1654. Le chevalier Henri de Rosnel, prêtre, Prieur du Temple, à Paris.
1675. Frère Noel Laugeris, chevalier magistral.
1686. Le Chevalier Charles De Rosnel, Chancelier au Grand-Prieuré de France.
1692. Frère Henri Gobert.
1707. Frère Gilbert-Jean-Jacques Arquier.
1724. Frère Nicolas Brucelles.
1755. Frère Libéral Louis Geouffré.
1772. Frère Jean-Charles-Félix Le Planquois.
1780. Frère Louis-Augustin Godeheu, chevalier magistral.
1786. Frère François Anfry, servant d'armes.

 

Domus Hospitalis Le Chesnay

Département: Essonne, Arrondissement: Étampes et Canton: Étampes, près de Brières-les-Scellés — 91


Domus Hospitalis Le Chesnay
Domus Hospitalis Chesnay

Le Chesnay, à une demi-lieue de la ville d'Etampes. Cette terre seigneuriale provenait aux Hospitaliers d'un des comtes d'Etampes. On trouve des lettres du mois de juillet 1374, de Louis, comte d'Etampes et seigneur de Lunel, par lesquelles ce personnage déclare que, pour se libérer envers Robert de Juilly, Grand-Prieur de France, d'une rente annuelle et perpétuelle de dix muids de froment qui lui était due à cause de sa commanderie d'Etampes, il a cédé et abandonné à lui et à ses successeurs « toutes les maisons, censives, droitures, terres, rentes et revenus quelconques, assis en la ville du Chesnoy, près Estampes, qui furent du propre héritage de Bertrand d'Arboville, et de Gillet son frère et autres, et aussi dudit comte Louis, par forfaiture et par achat; tous lesquels biens il avait donné depuis peu, pour partie d'une fondation au Chapitre de Notre-Dame d'Estampes, qui y avoit renoncé et dont le détail suit:
« Un manoir, sis au Chesnoy, avec maison, jardin et 244 arpens de terre au chemin de Boissy, tenus en fief dudit Seigneur;
22 septiers de terre à la Pointe au Goux;
9 arpens appelés le Vau-du-Bois;
24 arpens à l'Orme-aux-Bretons;
4 arpens vers la Grange-Pael;
16 septiers au chantier de Favereuses;
Une pièce de terre en la Vallée au Prévost;
Un manoir et 4 arpens audit Chesnoy. »

Il y avait au Chenay une chapelle appartenant à l'Hôpital et dédiée à Saint-Crapais. Au siècle dernier, un Cordelier d'Etampes y venait dire la messe un jour de la semaine, et recevait du commandeur 49 livres par an. Les habitants y ajoutèrent 60 livres pour avoir une autre messe les dimanches et fêtes.

Le revenu de l'Hôpital du Chenay, en 1495, était de vingt livres en argent et de huit muids de grains, moitié blé, moitié avoine. Le chapelain séculier, qui desservait alors la chapelle, recevait chaque année, pour ses gages et le luminaire, quinze livres.

Ce même revenu, en 1662, était de 201 livres et de 7 muids de froment: il s'élevait, en 1757, à 1.500 livres, et en 1788 à 2.800 livres, en y réunissant celui de l'ancien Temple d'Etampes.

 

Domus Hospitalis Ramoulu

Département: Loiret, Arrondissement: Pithiviers, Canton: Pithiviers, commune: Marsainvilliers — 45


Domus Hospitalis Ramoulu
Domus Hospitalis Ramoulu

On ne trouve aucuns titres primordiaux sur cette ancienne maison du Temple de Ramoulu. Cependant un vidimus incomplet d'une charte mentionnée dans un inventaire des titres de la commanderie d'Etampes, indiquerait que Ramoulu faisait partie des domaines qui furent donnés au XIIe siècle par le Roi Louis VII aux Templiers. Les terres de la maison de Ramoulu, au nombre de 150 arpents, étaient situées, d'après une déclaration de l'an 1376, aux lieux dits, à la Croix-Coignepuys, à la Croix-de-Boissy, à la Haste-Alix, à la Grande et à la Petite-Fouchère, et se trouvaient alors affermées avec un clos de vigne, des cens et des rentes, cinquante francs d'or, et à la charge par le fermier de nourrir le frère de l'Hôpital, qui était curé de Ramoulu.

En 1473, le ravage des guerres avait détruit les bâtiments de Ramoulu; et Pierre Louffart, alors commandeur, avait pris le parti de donner à cens toutes les terres de son domaine, pour cinquante-neuf ans, à la charge par le preneur de lui rendre, chaque année, neuf muids de grain, moitié blé, moitié avoine, et de reconstruire à ses frais la maison et les édifices de la ferme.

Cette maison était rétablie en 1495, car nous lisons dans le procès verbal de la visite prieurale de cette année-là: « Il y a le membre de Ramolu qui est ung villaige de XL habitants, hommes de la seigneurie, où a une cure fondée de Saint-Pierre, servie par ung frère, nommé frère Guillaume Laurent, où a une maison et grange pour le fermier, en bon estat, et peult valloir ledit lieu, tant en domaine comme censives et dismes par commune année XX livres. »

En 1508, ce n'était plus un frère de l'Ordre qui desservait l'église de Ramoulu; le Commandeur d'alors avait fait pour la cure comme pour les autres parties de son domaine. Il l'avait affermée à un prêtre séculier, moyennant une redevance annuelle de 78 livres tournois, y compris les dîmes de la paroisse et celles que le Commandeur recueillait à Piponvilliers, Coignepuys et Boissy.

Il ne restait plus à Ramoulu, au XVIIe siècle, qu'une grange qui servait à renfermer les récoltes des terres et le produit des dîmes, dont le rapport pouvait valoir, en 1757, 300 livres, et en 1788, 2,000 livres.

 

Domus Hospitalis Pilvernier

Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Château-Landon, commune: Mondreville — 77


Domus Hospitalis Pilvernier
Domus Hospitalis Pilvernier

Ancienne commanderie de l'Hôpital de Pilvernier, dont l'existence est mentionnée, en 1290, dans une charte du Garde-Scel de la prévôté de Château-Landon portant donation par Alice, dite la Maçonne de Barville, aux frères de « l'Hospital de Puysiverner », de son propre corps et de ses biens, avec promesse de faire au plus tôt son entrée en la maison dudit Hôpital, pour y vivre selon les règles de la religion.

Mais longtemps avant ce temps-là, c'est-à-dire en 1179, l'Hôpital possédait déjà à Pilvernier la dîme du lieu, comme on le voit dans un bail à rente perpétuelle fait cette année-là par l'abbé du couvent de Fossé à frère Anselme, premier prieur de l'Hôpital en France, de la dîme que le dit abbé et ses religieux avaient à « Puyshyverner », à Fessard et au Tremblay, moyennant une redevance annuelle de trois muids de grain, moitié blé, moitié orge.

Au XIVe siècle, la guerre avait tellement ruiné le domaine de Pilvernier, que Guillaume de Munte, lieutenant du Grand-Prieur de France, considérant le mauvais état où cette maison se trouvait, en donna l'administration à frère Regnault Guerry, commandeur d'Etampes, moyennant deux florins seulement de responsion.

Il y avait à Pilvernier plus de mille arpents de terre; mais ces terres, d'une nature agreste et sauvage, étaient d'un produit presque nul. Le Roi Louis XI étant venu chasser le cerf dans cette contrée, trouva le domaine de l'Hôpital tout-à-fait de son goût pour en faire un rendez-vous de chasse. Il demanda à en faire l'acquisition; ce qui lui fut accordé, car on ne pouvait rien refuser au Roi. Pilvernier fut donc vendu le 6 mars 1474, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de cinquante livres, que Louis XI constitua au profit de l'Hôpital, à prendre chaque année, sur le revenu des trois moulins de la rivière d'Etampes, appelés les moulins de Dernetan, du Sablon et de Chauffour.

En 1484, le Commandeur ne pouvait plus se faire payer de cette rente, par suite du refus que lui opposaient les seigneurs de Châtillon et de Narbonne, à qui Louis XI avait donné tout le revenu du comté d'Etampes.

Le Commandeur se rendit près du Roi pour se plaindre. Celui-ci, après l'avoir écouté, lui aurait dit de reprendre son domaine de Pilvernier. Mais le Commandeur s'etant adressé au fils du Roi, quand il passait à Montargis, ce prince déclara qu'il désirait conserver pour lui Pilvernier, et fit compter immédiatement au Commandeur mille livres tournois, pour le remboursement de la rente qu'il réclamait.

 

Domus Hospitalis La Donaison

Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Châteauneuf-sur-Loire — 45


Domus Hospitalis Donaison
Domus Hospitalis Donaison

Le domaine la Donaison, situé sur la paroisse de Sury-aux-Bois, à deux lieues de Bellegarde, et trois lieues de Châteauneuf-sur-Loire, formait, au XVIe siècle, un immense parc renfermant une chapelle et deux fermes, dont l'une était appelée la Grande-Donaison, et l'autre la Petite-Donaison.

La chapelle était fort belle et avait saint Blaise pour patron.
Le parc contenait 27 arpents de pré, 700 arpents de terre labourable et 2.000 arpents de bois de haute futaie. Il était entièrement entouré de haies vives et de fossés, et tenait d'un coté à la terre du seigneur de Saint-Mesme, des autres côtés à la forêt d'Orléans.

La Donaison était probablement une portion de cette forêt qui en aura été détachée pour être donnée par quelque roi de France aux Hospitaliers, à l'effet d'en opérer le défrichement.

Le revenu de la Donaison, en 1560, ne dépassait pas 80 livres tournois. Il était, en 1662, sans y comprendre les bois, de 186 livres, et en 1788, de 600 livres.

Un fief dépendait de la terre de Donaison, c'était le fief de Fourgauger, qui consistait en censives sur des terres et maisons à Saint-Benoit-sur-Loire.

 

Domus Hospitalis La Roche-Liphard

Département: Essonne, Arrondissement: Étampes, Canton: Dourdan — 91


Domus Hospitalis Roche-Liphard
Domus Hospitalis Roche-Liphard

La Roche-Liphard, était, au XVIe siècle, un fief composé d'une maison, d'une chapelle et de 45 arpents de terre, situé, comme nous l'avons dit, à Saint-Cyr-sous-Dourdan, touchant aux terres de la seigneurie de Bistel. Il ne restait plus, en 1757, de La Roche-Liphard, que 28 arpents de terre qui étaient affermés, avec quelques censives à Dourdan, 95 livres. La maison et la chapelle n'existaient plus depuis longtemps.

 

Domus Hospitalis de Fontenette

Département: Essonne, Arrondissement: Étampes, Canton: Méréville, commune: Abbéville-la-Rivière — 91


Domus Hospitalis Fontenette
Domus Hospitalis Fontenette

On lit dans le procès-verbal de la visite prieurale de 1495: « L'Hospital de Fontenette où a chappelle fort vielle, fondée de Saint-Blaise, chargée de deux messes chascune semaine, où a une vielle maison pour le censier, et donne de proufit le domaine dudit lieu par an, III muids froment, et II muids avoine. »

Il y avait 260 arpents de terre à labour, prés et bois. Fontenette était affermé, en 1757, 530 livres, et en 1788, 2.000 livres.

 

Domus Hospitalis Perray

Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Château-Landon, commune: Beaumont-du-Gâtinais — 77


Domus Hospitalis Perray
Domus Hospitalis Perray

Situé entre Beaumont-du-Gâtinais et Sceaux-du-Gâtinais, sur la rivière du Fuzin. C'était la métairie du Perray avec une trentaine d'arpents de terre. Elle fut donnée à cens et rente perpétuelle en 1508, à Etienne de Saint-Martin, seigneur de Souville, et à Guillaume, son frère, qui en rendaient 4 livres tournois et six fromages par an. Cet arrentement fut résilié en 1533, et la commanderie rentra en possession du Temple du Perray, qui était affermé, en 1757 85 livres, et en 1788 200 livres.

 

Domus Hospitalis La Boutière ou la Botterie

Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Ferrières-en-Gâtinais, commune: Sceaux-du-Gâtinais — 45


Domus Hospitalis La Boutière
Domus Hospitalis La Boutière ou la Botterie

Autrement dit le Temple de La Botterie, dans la paroisse de Sceaux-du-Gâtinais. Il était situé sur le chemin qui conduit au Ponceau, et consistait en une maison et 60 arpents de terre qui furent aliénés à la fin du XVIe siècle, et dont était possesseur Philippe Canage, seigneur de Paucourt, moyennant un cens de 32 sols 4 deniers par an envers la commanderie, suivant son aveu et déclaration de l'année 1604.

 

Domus Hospitalis Mignères

Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Ferrières-en-Gâtinais, commune: Mignerette — 45


Domus Hospitalis Mignères
Domus Hospitalis Temple de Mignères

A une demi-lieue du village Mignères, à droite de la route de Montargis à Sceaux-du-Gâtinais. C'était un petit domaine, composé d'une maison et d'une cinquantaine d'arpents de terre, affermés en 1662, 40 livres, en 1788, 200 livres. A cette dernière époque, la maison n'existait plus. Il appartenait encore à la commanderie, dans la ville de Pithiviers, quelques censives, le patronat et la collation de la cure de l'église de Saint-Jean-en-Val qui, en 1560, valait 25 livres par an.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)